, Vosges Asteelflash à Cleurie : les salariés et les élus locaux font front pour “faire pression” sur la direction

Vosges Asteelflash à Cleurie : les salariés et les élus locaux font front pour “faire pression” sur la direction

, Vosges Asteelflash à Cleurie : les salariés et les élus locaux font front pour “faire pression” sur la direction

Une semaine. C’est la durée annoncée de la grève des salariés d’Asteelflash sur le site de Cleurie. Ce jeudi, le rendez-vous était donné par l’intersyndicale CFDT, FO et CFE-CGC pour une préparation en vue des négociations avec la direction en date du 3 septembre prochain.

Car depuis l’annonce de la fermeture du site spécialisé dans la conception de cartes électroniques le 9 juin dernier, « nous n’avons pas eu de nouvelles de la part de la direction. Les moyens des collectivités sont limités et il nous appartient de suivre ce PSE. On se doit d’être aux côtés des salariés, même si nous n’avons pas la main au niveau du groupe et de l’entreprise. On soutient le collectif », glisse Patrick Lagarde, le maire de Cleurie.

Avec Arnaud Jeannot et Pascal Claude, maires des communes voisines Saint-Amé et Le Syndicat, venus en soutien moral car « certains de ces salariés sont nos administrés. Si j’avais été maire de Cleurie, j’aurais aimé que les autres maires soient présents aussi ».

Car « en deux mois et demi, les négociations n’avancent pas. La direction laisse le site et les salariés pour avoir les clients et les machines sur deux autres sites », annoncent quatre élus syndicaux CFDT, FO et CFE-CGC.

Mais pour autant, la saison estivale n’a pas été de tout repos. Le député de la troisième circonscription des Vosges, Christophe Naegelen, s’est également saisi du dossier. Un courrier a été envoyé à USI (groupe chinois acquéreur d’Asteelflash en 2020, NDLR), ainsi qu’au numéro 2 de l’ambassade de Chine.

Faire pression

Un autre courrier a été envoyé à Nicolas Denis, PDG d’Asteelflash, en « appuyant sur le respect des salariés et de la loi Florange pour une potentielle reprise. Il a été convoqué à Matignon à la mi-juillet à ma demande », précise l’élu. « Dans la mesure des compétences, il faut agir auprès du ministère, sur place avec les salariés, la préfecture, la DREETS (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, NDLR) et les actionnaires. Cette décision est injuste et anormale, il faut donc faire monter la pression. »

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Si aucun accord n’est trouvé lors de la réunion du 3 septembre, les salariés n’excluent pas davantage de visibilité en alertant les médias nationaux. Pour rappel, la fermeture du site lorrain à Cleurie entraîne le licenciement de 96 personnes.

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