« La rénovation est nécessaire » : avant le lancement des travaux, estimés à plus de 20 millions d’euros, élus locaux et ARS réunis à l’hôpital de Sancerre

À l’aube de travaux importants prévus les prochaines années, notamment à Sancerre, les élus du Cher ont accueilli les autorités régionales de la Santé pour réaffirmer les besoins du territoire et poursuivre la préparation des chantiers.

La journée du lundi 15 septembre a débuté par la visite de l’hôpital et de l’Ehpad de Sancerre, avec Clara de Bort, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) du Centre Val de Loire, entourée de François Cormier-Bouligeon, député du Cher; Laurent Pabiot, maire de Sancerre; Bénédicte de Choulot, vice-présidente du Conseil départemental du Cher; Rémi Fauquembergue, directeur du Centre Hospitalier Jacques Cœur de Bourges et de Sancerre; du Dr Laurent Vaz, président de la commission médicale.

La délégation a été accueillie par les professionnels de santé et personnels administratifs des sites sancerrois.

Journée sous le signe de l’accès aux soins, de Sancerre à Bourges

« Un point a été présenté sur les futurs travaux, ils sont indispensables et leur approche est une bonne nouvelle, explique le député. Sitôt élus, nous avions rappelé notre attachement aux bonnes conditions de vie des patients et de travail des personnels médicaux pendant les travaux, ainsi que sur le nécessaire soutien financier de l’État. Depuis plusieurs années, l’État réinvestit fortement dans la santé et dans la formation des professionnels de santé pour réparer l’accès aux soins détérioré par presque cinquante ans de numerus clausus 1972-2018 (plafonnement par l’État du nombre de médecins formés). Ce travail de réparation prend du temps : neuf ans pour former un médecin généraliste, six ans pour un dentiste. Des années en plus pour des spécialistes. Ce qui compte, c’est qu’aujourd’hui la volonté politique soit là. J’y contribue. Et tout le monde participe à la mobilisation : État, collectivités locales, universités et professionnels de santé ».

Un coup de pouce face au déficit, à Sancerre ?

L’autre enjeu de la journée était, pour le député Cormier-Bouligeon et Laurent Pabiot, président du conseil d’administration de l’hôpital de Sancerre, de solliciter une aide de l’ARS pour combler le déficit de l’établissement. En mai dernier, la feuille de route budgétaire fixait le taux d’occupation attendu à 95 %, de manière à freiner le déficit. Il était alors de 670.000 € pour un budget annuel de 21 millions d’euros toutes activités confondues.

Le député a rappelé les engagements pris lors du Ségur de la Santé voté à l’assemblée nationale : 25 millions d’euros investis dans la refonte de l’hôpital de Sancerre (et 42 millions d’euros pour le nouvel hôpital de Cosne-sur-Loire), des crédits indispensables pour rénover les trois Ehpad et l’hôpital de Sancerre : Sancerre, Sury-en-Vaux et Boulleret.

« Nous sommes venus constater l’état actuel des bâtiments et rappeler les enjeux des travaux à venir, la rénovation est nécessaire pour le respect des patients et des personnels de santé. Nous veillerons à ce que tout se passe bien pendant les travaux de rénovation et que les patients puissent rester près de leurs familles », assure le député.

Nouveau service d’odontologie à l’hôpital de Bourges

En fin d’après-midi, la délégation d’élus et autorités de Santé a assisté à l’inauguration du nouveau service d’odontologie du Centre hospitalier de Bourges : deux cents mètres carrés et trois fauteuils pour soigner les patients du territoire et former les futurs dentistes.

Le financement (un million d’euros) est assuré par des crédits d’État votés au Parlement, moitié par autofinancement du Centre hospitalier Jacques-Cœur et moitié par fléchage de l’ARS; projet qui unit l’État, les universités, des professionnels de santé et la filière dentaire. 

 

Projet. Les travaux de la modernisation de l’hôpital-Ehpad de Sancerre devaient commencer fin 2025, pour un achèvement en 2030 ou 2031. Le budget établi fin 2024 tablait sur : 22 millions d’euros. 20,5 millions pour le site de Sancerre. 420.000 euros pour Sury et 240.000 euros à Boulleret, notamment pour les restructurations thermiques. L’ARS apporterait 5,5 millions d’euros (3,6 M du plan Ségur); le Conseil départemental, 1,75 million, complété par un emprunt de 13 millions, à charge de l’hôpital.

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