, Charente-Maritime : des élus locaux qui se comparent au gouvernement et des arrangements entre amis dans nos échos politiques de la semaine

Charente-Maritime : des élus locaux qui se comparent au gouvernement et des arrangements entre amis dans nos échos politiques de la semaine

« Quand je me compare, je me console »

Les élus locaux se referaient-ils une santé sur le dos du « natio » ? On n’assiste plus à une réunion de conseil municipal où l’on n’entend pas les collectivités se désoler des gouvernements qui se font et défont et se poser, en comparaison, en modèle de stabilité. Mais il ne faudrait pas que les maires oublient que leur talent, c’est surtout de profiter d’un mode de scrutin qui leur permet d’obtenir mécaniquement une majorité absolue. La clé de la stabilité, ce n’est jamais que d’être bien élu.

Cordonnier mal chaussé

C’est l’hebdomadaire « Haute Saintonge » qui relève, dans son édition du 24 octobre, une boulette du Rassemblement national : le parti a distribué à Pons des tracts sur lesquels il manquait le nom de l’imprimeur (Bordessoules Impressions), ce qui est illégal. La faute, pas bien méchante, prête toutefois à sourire lorsque l’on sait que c’est Pascal Markowsky, longtemps propriétaire d’une société fournissant ce genre de prestations, qui pilotait l’opération. Auprès de l’hebdo, le député RN a reconnu l’erreur mais a tout de même pris soin de préciser qu’il s’agissait de fichiers nationaux. Puisqu’on vous dit que c’est toujours la faute de Paris !

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Lamisseb

Mauvaise digestion

Le 17 octobre, jour de l’annonce du plan social et de la fermeture de la Maison Colibri de Pons dans un an, la biscuiterie communiquait sans pudeur sur un calendrier de l’Avent à édition limitée avec, en commentaire, « Le compte à rebours gourmand peut commencer ». Mieux ou pire, le bandeau d’accueil de la page Facebook annonce « des madeleines pour une année de plus », le « joyeux anniversaire » étant masqué. Les 68 salariés apprécieront le sens de l’à-propos du marketing.

Séparation des Églises et de l’Élu

Décidément, la Libre Pensée a encore du boulot pour faire respecter la loi de séparation des Églises et de l’État. Cette fois, les vigies de la laïcité égratignent un adjoint de l’île d’Aix. Dans la newsletter hebdomadaire du 17 octobre, cet élu racontait l’accueil qu’il avait réservé aux chefs d’établissement de l’enseignement catholique de La Rochelle, accompagnés de l’évêque de Saint-Denis (93), pour un séminaire à Aix. Un accueil officiel qui a eu lieu dans l’église même, avec commémoration de la mémoire des prêtres réfractaires (ceux qui refusaient la Révolution française), messe et tutti quanti. Et pourtant la loi de 1905 a quand même 120 ans, depuis le temps, elle devrait être sue par cœur par tous, et par les élus en particulier.

Cher argent public ou arrangement entre amis

D’un côté, le président de Rochefort Océan, Hervé Blanché, a décidé de faire partir les services de l’Agglo des deux bâtiments des Fourriers qu’il vend à 7 millions d’euros, vers l’ancien hôpital Saint-Charles. Airbus est intéressé. De l’autre, Sylvie Marcilly, présidente du Département, doit installer sa délégation territoriale de Rochefort rue des Tamaris, dans un nouveau bâtiment à 11 millions d’euros. Mais Airbus se dégonfle et ne va plus aux Fourriers. Donc Blanché demande à Marcilly, qui est aussi sa vice-présidente à l’Agglo, si elle n’est pas intéressée. Banco, pour faire des économies, elle abandonne son projet rue des Tamaris, même si elle a déjà payé (pour rien) 717 600 euros à l’équipe de maîtrise d’œuvre. Pourquoi ne pas directement installer la délégation territoriale à Saint-Charles et garder les services de Rochefort Océan aux Fourriers ? Beau gaspillage d’argent public.

Infatigables pacifistes

Depuis le 7 octobre 2023, plusieurs associations en faveur de la paix manifestent chaque samedi à La Rochelle, Rochefort et Saintes pour demander d’abord l’arrêt des massacres à Gaza, puis la libération des otages, puis le passage de l’aide humanitaire, mais aussi la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et enfin un cessez-le-feu immédiat et permanent en Palestine, au Liban et au Moyen-Orient. Nul ne sait si ces rassemblements hebdomadaires changent la face du monde, au moins ces militants alertent les passants. Il vaut mieux que ces manifestants y croient parce que, s’ils veulent éradiquer les guerres dans le monde, il faudra descendre dans la rue « hasta la muerte » et encore, il n’y suffira hélas pas.

Pas du pipeau

Lors d’une récente conférence, pointue et pédagogique, sur les enjeux de l’érosion du trait de côte, un sujet dont il a été chargé à la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara), l’élu royannais Julien Duressay a salué en ouverture les élus présents, en insistant sur celle de « son » maire, Patrick Marengo. Taquin, le président de la Cara, Vincent Barraud, a sorti le violon, en mime. L’attachement entre Julien Duressay à « son » maire, ce n’est pourtant pas du pipeau. En tout cas tant que Julien Duressay ne se décide à briguer la place du chef.

Nous avons le plaisir de vous relayer cet article sur la formation des élus. Se former est une nécessité pour exercer pleinement ses responsabilités et répondre aux défis de l’action publique. C’est dans cet esprit que formation-des-elus.cdcl.fr a été créé : une association fondée et gérée par des élus, dédiée à l’accompagnement et au développement des compétences des représentants locaux. Grâce à des formations animées par des experts reconnus, nous apportons aux élus des outils concrets et adaptés à leurs missions, afin de renforcer l’efficacité et la qualité du service public.