
Trouver un équilibre entre logements saisonniers et logements permanents, ce n’est pas un problème uniquement sur les littoraux et les grandes villes françaises. Dans le Puy-de-Dôme, plusieurs communes sont concernées par le phénomène, le Mont-Dore mais aussi Murol dont le maire est notre invité.
Comment trouver un équilibre entre logements saisonniers et logements permanents, comment lutter contre le poids d’Airbnb, Booking et autres plateformes de location courte durée, c’est une question qui se pose aussi en Auvergne, notamment dans le Puy-de-Dôme. On en parle avec Sébastien Gouttebel, maire de Murol et président des maires ruraux du Puy-de-Dôme. Il était ce mardi l’invité d’ICI Pays d’Auvergne.Il le reconnaît bien volontiers, cet équilibre c’est un combat de tous les instants. « Pour accueillir les touristes, visiter le château et aussi maintenir l’attractivité liée aux services que l’on propose pour que les gens viennent vivre et habiter dans nos communes », explique le maire de Murol. Les deux doivent cohabiter et s’apporter, par exemple : « C’est rare dans des communes comme la mienne à Murol, dans une commune de moins de 700 habitants, d’avoir encore un distributeur de billets », et l’édile d’expliciter : « C’est bien aussi la valorisation touristique qui nous permet de maintenir un bon nombre de services. »Contrairement au Mont Dore qui doit lutter pour maintenir des habitants à l’année, Murol reste dans une bonne dynamique. « On est +2,2% par an, ce qui reste exceptionnel, depuis six ans. » En 17 ans, la commune a gagné 150 habitants selon le maire de Murol, qui joue la carte de l’attractivité : maison de santé, crèche mutualisée, maternelle, école primaire. « Tout cela maintient un équilibre et un cercle vertueux entre les artisans, le commerce et les services », selon Sébastien Gouttebel.L’autre volet concerne l’aspect financier et le versement par les plateformes de location de courte durée des taxes de séjour. Certaines plateformes ont rechigné à verser cet argent aux collectivités, parfois jusqu’à une condamnation en justice. Chez nous il n’y a pas de problématique connue en ce sens, indique le président des maires ruraux du Puy-de-Dôme. « C’est un combat de fond aussi que l’on suit avec l’office du tourisme du Sancy », ajoute Sébastien Gouttebel.
