
Il ne fait désormais guère de doute que Rodolphe Amailland briguera un troisième mandat de maire sur sa commune en 2026. Avec cette élection à la présidence de l’association des maires de Loire-Atlantique, l’élu de Vertou va avoir du mal à se cacher bien longtemps.
Ce n’est pas l’actualité aujourd’hui. Le calendrier de ce scrutin démarrera vraiment après les vacances d’été. Cette décision, compte tenu des enjeux et des engagements qu’elle représente, se prend d’une part avec son équipe, et d’autre part, avec sa famille. La vie est faite de tels rebondissements : qui aurait dit il y a encore un an que Yannick Moreau (ndlr. maire des Sables-d’Olonne) ou Xavier Bonnet (ndlr. maire de Clisson) auraient jeté l’éponge. Il ne faut jamais faire de prévisions trop longtemps à l’avance.
Toujours est-il qu’on voit mal le nouveau président de l’AMF 44, même s’il se dit prêt « à entrer en action » dès sa nomination, ne vouloir conserver ce siège que 15 mois (beaucoup moins si on compte le temps de la réserve électorale qui obligera à peu de communication de cette instance). D’autant qu’il s’est mué ces derniers mois en ardent défenseur de cette fonction politique.
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Il l’a encore montré en se faisant non seulement une place, depuis 2023, parmi la centaine de membres qui composent le conseil d’administration de l’association des maires de France, présidée par David Lisnard, mais en rappelant, régulièrement à chacune de ses interventions (inaugurations, conseils municipaux, réunions…), « le socle que les 35 000 maires représentent dans une République chahutée ».
Un scrutin très serré
Président de l’association des maires du Vignoble depuis 2020 et deuxième vice-président au niveau départemental, Rodolphe Amailland n’était pas resté insensible quand le premier poste s’est ouvert après un improbable jeu de chaises musicales : devenant sénateur en 2024, pour remplacer Laurence Garnier, au gouvernement Barnier, Maurice Perrion ne pouvait plus être maire et encore moins président de l’association départementale fonction qu’il occupait jusqu’alors ; Alain Hunault, maire de Châteaubriant, ne souhaitant qu’assurer l’intérim jusqu’à la fin de l’année, une place était donc à prendre en ce début 2025. Rodolphe Amailland n’était pas le seul à la briguer. En face de lui, Johann Boblin, maire divers droite de La Chevrolière, et Aurélie Mezière, maire divers gauche de Plessé. Cette pluralité des candidats avait suscité un réel engouement avec 204 votants pour 207 communes !
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C’est la représentante féminine qui est arrivée en tête au premier tour avec 70 voix, soit deux de plus que Rodolphe Amailland et quatre sur Johann Boblin. Difficile de faire plus serré. Après l’élimination de ce dernier, le jeu des reports des voix des camps politiques a aidé le maire de Vertou qui a remporté le scrutin (114 voix contre 89).
Des dossiers sous le coude
C’est une fierté d’avoir été désigné par ses pairs. Beaucoup ont salué mon engagement pour les maires, notamment dans le Vignoble nantais. D’ailleurs, lors des vœux où je suis allé, on m’a encouragé à continuer, déclarait celui qui est aussi conseiller départemental. Mais je reste humble par rapport au travail qu’il reste à faire. Je me suis fixé trois objectifs prioritaires : fédérer tous les maires en soutenant leur engagement, valoriser chaque commune, et les défendre dans leur engagement qui est de plus en plus compliqué.
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Un nouveau président qui rappelle le nombre croissant de démissions de maires, mais aussi d’agressions. Lui-même en a fait les frais (ndlr. en s’opposant à une installation illicite de caravanes de gens du voyage) :
Je ne suis pas le seul malheureusement, sinon il n’y aurait pas de sujet. C’est pourquoi je milite pour une présomption de la qualité de maire dans la procédure pénale. Que nous ne soyons pas jugés comme des personnes lambda quand il s’agit de faits où nous agissions dans ce cadre.
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Ce n’est pas le seul combat qu’il veut mener : la révision du statut de l’élu local en est un autre (pour la reconnaissance du congé maternité pour les femmes maires par exemple).
Rappelons qu’il n’y a pas élu plus proche des habitants : entre les chiens en divagation, les annonces de décès, la mise en place des conditions d’épanouissement de l’enfant (périscolaire, centre de loisirs…) ou encore l’organisation de tous les scrutins… il n’y a que le maire, son équipe et ses services.
Le discours d’un homme qui se plaît à assurer ce rôle. Et à ne sans doute pas l’arrêter de sitôt.
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