
Ce petit livre est une mine de renseignements et d’expériences. Il est la transcription digeste du « Grand atelier et Maires ruraux pour la transition écologique » (GAMR). Rencontre avec Jean-Claude Pons maire de Luc-sur-Aude et président audois de l’Association des Maires ruraux) et Véronique Gardair, la rédactrice.
Comment s’est déroulé ce Grand atelier ?
Le Grand atelier a rassemblé toutes les nuances de la ruralité, sur le même principe du travail que le cabinet Res publica avait lancé pour la Convention citoyenne pour le climat avec l’intervention d’experts et de personnalités pour des élus municipaux volontaires à participer à ce vaste sujet autour de l’écologie six mois durant. Les particularités de ce Grand atelier sont que tout le monde avait le même niveau au départ et que les sujets d’étude portant autour de trois thématiques étaient tirés au sort par chacun. Tous les participants étaient volontaires, pas forcément écologistes et pour certains, ils ont tout découvert. Pour ce qui est des séances de travail, l’expertise, portant sur un sujet avec visioconférences comprenant interventions d’experts et de personnalités, les maires ruraux exposant leurs actions (dénommées pépites) et des petits groupes de réflexion apportaient des conclusions. Patronné par le ministère de l’Environnement et de la ruralité de nombreux partenaires gravitaient. Ce GAMR a donné lieu à un rapport dont les conclusions ont été adoptées en congrès des maires ruraux de France.
Luc-sur-Aude est considéré comme une « pépite »…
L’échange d’expériences des petites mairies comme Luc-sur-Aude (287 habitants) en matière de parc citoyen photovoltaïque a été abordé. Tout comme nous avons abordé les moyens de faire porter les projets par les populations. Le poids des retombées locales est une variante d’ajustement importante. Prendre la main sur le développement du photovoltaïque de notre territoire au lieu de la confier entièrement à un opérateur privé et comment nos habitants consentent-ils à être acteurs d’un projet sur la commune. Sur les contreparties négociées, proportionnées aux désagréments, ou l’inspiration d’exemples où le capital est détenu en majorité par la commune elle-même, les particuliers ou les entreprises locales. À ce titre, l’exemple de Luc-sur-Aude a été effectivement « une pépite » c’est-à-dire un exemple exposé, discuté et valorisé.
Pouvez-vous dire que l’écologie s’invente au village ?
Les pépites portent des réponses transférables, parfois ce ne sont que des choses simples. Le plus petit changement de comportement peut favoriser le développement de la biodiversité, je citerai l’extinction de l’éclairage public la nuit par exemple qui a étonné une élue qui n’en soupçonnait pas la portée. La végétalisation des espaces publics a également été un autre axe de réflexion collective. À votre question, je réponds oui, sans aucun doute, c’est à l’échelle de la commune rurale que les initiatives de transformation sociale et écologique doivent naître et se développer. Ce livre est une boîte à outils pour mettre l’écologie au cœur des préoccupations comme source d’inspiration pour tous les territoires.
Nous sommes ravis de vous partager cet article sur la formation des élus. Face aux exigences croissantes de la gestion publique, il est essentiel que les élus disposent des connaissances et des compétences adaptées à leur mandat. C’est la mission de formation-des-elus.cdcl.fr, une association créée et dirigée par des élus, pour les élus. Nous proposons des formations conçues pour répondre aux réalités du terrain, animées par des experts de référence, afin d’accompagner les élus dans l’exercice de leurs responsabilités et l’amélioration de l’action publique.
