
Dire de Bettendorf, 475 habitants dans le Haut-Rhin, qu’il est un village rural relève de l’euphémisme carabiné que tout habitué des collines sundgauviennes aura tôt fait de relever sourire en coin. Mais justement Antoine Homé a sciemment choisi ce cadre campagnard pour officialiser l’entrée en campagne de la liste qui mènera aux sénatoriales du 27 septembre prochain. Manière de signifier d’emblée l’un des principaux chevaux de bataille : « Les dossiers de la ruralité et la défense du rôle de maire dans ces communes confrontées aux mêmes sujets : la pénurie de moyens financiers, les normes qui assomment, les services publics qui disparaissent lentement. »
« Les finances locales sont massacrées depuis vingt ans »
Propos consensuel, apte à capter l’attention des grands électeurs, sinon à les séduire… Mais dans une « terre de droite » comme l’Alsace, Antoine Homé n’est pas pour autant homme à avancer masqué : premier secrétaire fédéral du PS 68, longtemps maire de Wittenheim et vice-président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), l’intéressé revendique de mener une liste transpartisane, « humaniste et progressiste », soutenue par le PS, Place publique, Les Écologistes, Génération.s et Debout ! : sur ses cinq colistiers, deux seulement sont cependant encartés dans un parti politique : le 3e de liste Laurent Dreyfus, conseiller régional Les Écologistes installé à Ribeauvillé, et la 2e suppléante Nadia Peter-Lantz, élue municipale d’opposition (PCF) à Pfastatt. Nulle étiquette en revanche pour la deuxième de liste Angélique Muller, maire de Rimbachzell, ni pour la 4e Marie Baumier-Gurak, naguère encore adjointe au maire de Thann, ni enfin pour le premier suppléant, l’ancien maire de Bettendorf Jean Zurbach, lequel revendique simplement « une sensibilité de droite ».
« Les finances locales sont massacrées depuis vingt ans, reprend Antoine Homé, fort de ses titres de président de la commission des finances et de trésorier de l’Association des maires de France (AMF), lesquels « [lui permettent] d’être déjà l’interlocuteur des ministres et des parlementaires ». « Si je suis élu sénateur demain, insiste-t-il encore, je ne “débarquerai” pas. Mon ambition comme parlementaire sera d’être efficace et réactif, utile aux élus du territoire et toujours prêt à les défendre ».
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