Le 67e congrès de l’Association des maires de l’Isère, AMI, ce samedi 11 octobre à Aoste, a été l’occasion de quelques coups de gueules contre les soubresauts gouvernementaux et d’un ajustement statutaire pour faire face aux agressions d’élus.
Le 67e congrès de l’Association des maires de l’Isère (AMI) a rassemblé environ 1 500 élus ce samedi 11 octobre à Aoste, en Nord-Isère. Des maires, adjoints et conseiller municipaux des plus grandes comme des plus petites communes du département qui ont un peu parler des élections à venir et beaucoup de budget et de crise politique. Avec cette certitude souvent chevillée au corps que les « petits » élus sont capables de montrer au « grands » quelle est la bonne conduite à tenir.
Des élus qui se font fort chaque année de voter des budgets municipaux à l’équilibre mais qui voient diminuer les aides de l’Etat, comme le perspective de voir diminuer celles d’un Département lui aussi contraint de revoir ses actions. « On n’a pas de visibilité, explique Norbert Grimoud le maire de Saint-Georges-de-Commiers, donc on va faire un budget 2026 prudent« . Ce qui veut dire que les communes envisagent moins d’investissements, ou alors de façon plus lointaine. Ce qui a des conséquences économiques pour les entreprises locales et ce qui a le don d’exaspérer également le président du conseil départemental Jean-Pierre Barbier qui dénonce un État qui « nous demande à la fois de dépenser moins et de dépenser plus » en empilant les obligations nouvelles et qui est aujourd’hui en plein psychodrame politique à Paris. « C’est pas possible ! Il faut absolument que tout le monde se mette autour de la table et qu’on avance« . Face à une situation qui ternie l’image de la politique dans son ensemble « parce qu’aujourd’hui personne n’y comprend plus rien« .
Des élus qui se font fort chaque année de voter des budgets municipaux à l’équilibre mais qui voient diminuer les aides de l’Etat, comme le perspective de voir diminuer celles d’un Département lui aussi contraint de revoir ses actions. « On n’a pas de visibilité, explique Norbert Grimoud le maire de Saint-Georges-de-Commiers, donc on va faire un budget 2026 prudent« . Ce qui veut dire que les communes envisagent moins d’investissements, ou alors de façon plus lointaine. Ce qui a des conséquences économiques pour les entreprises locales et ce qui a le don d’exaspérer également le président du conseil départemental Jean-Pierre Barbier qui dénonce un État qui « nous demande à la fois de dépenser moins et de dépenser plus » en empilant les obligations nouvelles et qui est aujourd’hui en plein psychodrame politique à Paris. « C’est pas possible ! Il faut absolument que tout le monde se mette autour de la table et qu’on avance« . Face à une situation qui ternie l’image de la politique dans son ensemble « parce qu’aujourd’hui personne n’y comprend plus rien« .

Par leur sens des responsabilités et du compromis les élus de terrain que sont les maires, sont l’exemple à suivre, estime aussi Jean-Pierre Barbier. Ils sont en tout cas parmi ceux qui font aujourd’hui « que la France tient debout« . Un sentiment partagé par la sénatrice Les Républicains Frédérique Puissat. « Quand on est au congrès des maires on se dit qu’on a la chance d’avoir des élus locaux qui assurent de la stabilité et que notre responsabilité de parlementaires c’est d’assurer aussi au niveau national cette même stabilité« . Catherine Séguin, préfète de l’Isère souligne également le rôle primordial des maire au sein de la République.
Évidemment la question de la sécurité des élus ne pouvait être éludée alors que pas moins de trois maires isérois ont été agressées physiquement cette année, et que jeudi encore une élue, . C’est un enjeu d’autant plus important au seuil d’une nouvelle élection en mars, qui doit aussi attirer des candidats pour renouveler les conseils municipaux. Fort heureusement la fonction de maire et d’élu apporte encore beaucoup de satisfaction : « c’est enrichissant« , « c’est passionnant« , « c’est une super expérience » peut-on entendre dans les allées du congrès des maires de l’Isère. Pour tout le reste l’AMI a profité de ce congrès pour retoucher un peu ses statuts qui souffraient d’une petite imperfection juridique. Lorsqu’elle a voulu se porter partie civile , elle s’est rendu compte que le tribunal de Vienne ne faisait pas exactement la même lecture que celui de Grenoble et lui a refusé le statut de partie-civile. « Nous avons ciselé nos textes, explique Daniel Vitte, président de l’AMI, de façon à ce qu’il n’y ait plus de discussion à l’avenir et que nous puissions nous porter partie civile après des agressions verbales ou physiques et chaque fois que l’élu concerné en fera la demande« .

