, Taxe foncière : face aux critiques, le gouvernement lance une « consultation » avec parlementaires et collectivités

Taxe foncière : face aux critiques, le gouvernement lance une « consultation » avec parlementaires et collectivités

Le gouvernement annonce ce jeudi lancer une « consultation flash » avec les parlementaires et les collectivités territoriales, notamment les associations d’élus locaux, concernant la taxe foncière. Elle doit augmenter pour 7,4 millions de logements en 2026, une mesure très contestée depuis mardi.

Le gouvernement lance une consultation avec les parlementaires et les collectivités concernant la taxe foncière, a-t-il indiqué ce jeudi. Bercy avait annoncé mardi une  par la direction des finances publiques, une mesure rapidement critiquée par la gauche comme par la droite.Cette « consultation flash » aura pour but « d’examiner les évolutions nécessaires » de la taxe foncière « pour la rendre plus transparente, plus claire et plus équitable, dans une logique de simplification », indiquent à la presse les ministères de l’Action et des Comptes publics et de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Elle se veut « transpartisane avec les parlementaires et les collectivités territoriales, en particulier les associations d’élus locaux ».

Dans le calcul des montants de taxe foncière 2026, les éléments dits « de confort », tels que la présence d’eau courante, d’électricité, de WC ou de lavabos dans le logement, doivent être mis à jour et inclus dans les « bases foncières » de Bercy. La présence de chacun de ces éléments augmente artificiellement le nombre de mètres carrés pris en compte, et mécaniquement le montant de la taxe foncière.Au lendemain de cette annonce très contestée, , se réservant le droit de revenir en arrière. Cette hausse, si elle est effective, doit générer près de 466 millions d’euros de recettes supplémentaires pour les collectivités locales. Cette mise à jour n’a pourtant fait l’objet d’« aucune demande de la part des collectivités », relève auprès de l’AFP André Laignel, premier vice-président délégué de l’Association des maires de France, qui estime que « le moment ne parait pas forcément le plus propice à étudier au fond un sujet de cette nature ».De plus, cette concertation, proposée après l’annonce, a des allures de « fausse manœuvre », selon André Laignel, maire PS d’Issoudun.