
À moins de deux mois des élections municipales, l’association des maires de la Corse-du-Sud alerte sur les difficultés rencontrées par les premiers magistrats.
Sécurité, urbanisme, énergie, désenclavement, gestion de l’eau, la charge des maires de petites communes est très lourde et ils se sentent peu soutenus. Ils dénoncent, entre autres, le nouveau règlement d’aides aux communes qui va encore faire baisser leurs budgets et réclament la mise en place de pôles ruraux avec des financements éligibles au PTIC. Selon l’association des maires de la Corse-du-Sud, de tels pôles pourraient permettre à des communes de se regrouper pour réaliser des projets communs.« Il faut aller vers une facilitation« , précise Jean-Jacques Ciccolini, le président de l’association des maires de la Corse-du-Sud. « Le jeu entre l’Etat et la collectivité de Corse fait que les communes sont des variables d’ajustements. Elles subissent les aléas budgétaires de l’État et ceux de la collectivité de Corse« .« Il y a des lourdeurs administratives« , ajoute Jean Alfonsi, maire de Serra-di-Ferro, »pour le moindre petit bâtiment il vous faut quatre ans parce que vous avez des études de tous les côtés et vous êtes obligés de mener un combat pour aller chercher des subventions ». La plupart des communes, à l’exception des pôles urbains, sont soumises à la loi montagne, mais aussi à la loi littoral et au Padduc qui vient souvent contrecarrer les lois existantes. « Il faut une réforme législative, poursuit Jean-Jacques Ciccolini, la plupart des lois concernant le littoral fonctionnent peut-être sur la Côte d’Azur mais pas chez nous ! »
