
Après une nouvelle mise sous protection judiciaire et alors que les finances publiques ont déjà été mobilisées à plusieurs reprises, l’avenir d’Arc France devient un test politique et industriel pour l’exécutif. Les représentants syndicaux du verrier, placé en redressement judiciaire début janvier, seront reçus lundi après-midi au ministère de l’Industrie, aux côtés des élus locaux et de plusieurs membres du gouvernement.
La rencontre, prévue à 15 heures à Bercy, se tiendra à l’initiative du ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin, en présence du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou et du directeur général de France Travail, Thibault Guilluy. Les principales organisations syndicales ont confirmé leur participation, de même que plusieurs élus territoriaux. La réunion a été révélée par La Voix du Nord.
Deux offres sont actuellement examinées par le tribunal de commerce de Lille. La première émane de Timothée Durand, petit-fils de l’ancien dirigeant emblématique Jacques Durand. Selon une source proche du dossier, elle prévoit le maintien de 2 700 emplois sur le site d’Arques, moyennant 300 suppressions de postes et environ 500 départs volontaires.
Le second projet est porté par Patrick Puy, ex-président du conseil international du groupe, qui promet « zéro licenciement » et mise sur une relocalisation d’activités en France, sans préciser à ce stade l’origine des 60 à 70 millions d’euros qu’il entend investir.
Fondé en 1825, Arc fabrique notamment les marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d’Arques Paris et Chef & Sommelier, ainsi que des produits d’entrée de gamme pour Ikea. Ses effectifs ont toutefois été divisés par près de trois depuis les années 2000. L’entreprise a déjà bénéficié de plusieurs plans de refinancement soutenus par l’État et les collectivités, dont un prêt public de 30 millions d’euros accordé l’an dernier. Outre son site principal d’Arques, le groupe exploite trois usines à l’étranger : aux États-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis.
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