Érosion de la participation aux élections municipales : « On pâtit du contexte politique national », estime David Lisnard

, Érosion de la participation aux élections municipales : « On pâtit du contexte politique national », estime David Lisnard

Le taux de participation lors du premier tour des élections municipales s’établit à 57,1%, un taux historiquement faible sous la Ve République. « Une profonde injustice pour les 800.000 élus locaux », estime David Lisnard, président de l’Association des Maires de France, invité de Ma France ce mardi.

Invité de Wendy Bouchard dans  ce mardi, le maire réélu de Cannes et président de l’Association des Maires de France, David Lisnard, a déploré . 57,1% des électeurs (hors Polynésie française) sont allés voter dimanche, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur publiés ce mardi. C’est le deuxième plus faible taux sous la Ve République après le scrutin de 2020 organisé durant la pandémie de Covid-19.« Je pense qu’on pâtit du contexte politique national qui donne cette impression globale et justifiée d’opacité », a réagi David Lisnard. « Il y a cette notion d’impuissance publique. La crise de la démocratie, c’est souvent une crise de l’impuissance publique, je comprends parfaitement les gens qui ressentent ça. »

« C’est d’une profonde injustice pour les 800 000 élus locaux qui sont quasiment tous bénévoles, qui bossent comme des dingues et qui sont des habitants parmi les habitants », juge le président de l’Association des maires de France, réélu à Cannes avec 81 % des voix.« Ce que je veux dire, c’est que, d’un côté, oui, il y a un rejet d’une caste politique, mais ce n’est pas le cas localement, très souvent, et c’est très injuste. Et il y a quand même un problème de civisme : la démocratie, elle ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Et quand je pense aux 40.000 Iraniens qui ont été massacrés en 48 h par une dictature, il faudrait qu’en France aussi, à un moment donné, on prenne conscience de ce qu’est la démocratie, on prenne conscience que le pouvoir n’appartient qu’à ceux qui le prennent, c’est à dire aux habitants. Parce qu’autrement, on va laisser le pouvoir à ceux qui polarisent les scrutins, à ceux qui les hystérisent, à ceux qui veulent diviser la France. »Les candidats ont jusqu’à 18h ce mardi pour déposer leurs listes pour le second tour du scrutin. La quasi-totalité l’ont déjà fait avec  qui valent à ce dernier de vives critiques. A Toulouse notamment, quatrième ville de France, les candidats  ont annoncé une « liste commune » pour tenter de battre Jean-Luc Moudenc, le maire divers droite sortant.  premier secrétaire du Parti socialiste, mais pas par , présidente PS de la Région Occitanie.  « Je salue la position de Carole Delga », a commenté David Lisnard sur ICI. « C’est une position de femme digne et cohérente. »