
Dans plusieurs communes de Haute-Garonne, des jeunes ont été élus. Portés par la parité et l’envie d’agir, de nouveaux maires s’engagent malgré l’exode étudiant. Une tendance « rassurante » pour la présidente départementale de l’Association des maires de France et maire de Soueich, Brigitte Ségard.
Lors de ces élections municipales, des candidats jeunes ont été élus maires ou adjoints, comme à Saint-Béat ou Fonsorbes. C’est le retour des jeunes en politique ?
Je pense qu’il est très rassurant de voir que des jeunes conservent le goût de l’action publique ; c’est quelque chose de fondamental. Selon moi, cela traduit plusieurs phénomènes concomitants. D’abord, la constitution de listes paritaires dans les communes de moins de 1 000 habitants a obligé les candidats à repenser leurs équipes et à aller à la rencontre de nouveaux concitoyens, ce qui a mécaniquement fait entrer des jeunes dans les conseils municipaux. Beaucoup de têtes de liste ont aussi souhaité ramener la jeunesse vers l’action publique, car nous nous rendons compte qu’elle y a difficilement sa place.
Est-ce facile d’intégrer ces jeunes alors que beaucoup quittent les zones rurales pour leurs études ?
C’est effectivement un défi majeur. Dans l’immense majorité des communes rurales de notre département, les jeunes partent travailler ou étudier ailleurs. Il n’est pas simple de les impliquer durablement s’ils ne restent pas sur le territoire. Pourtant, certains réussissent à s’engager tout en étant étudiants, comme la maire de Saint-Béat. C’est formidable de voir cette volonté de se lancer et de réussir à faire sa place.
Comment l’Association des maires de France accompagne-t-elle ces nouveaux élus qui n’ont pas forcément l’expérience de leurs aînés ?
Dès qu’ils sont élus et qu’ils adhèrent à l’association, nous sommes à leur entière disposition. Nous avons d’ailleurs prévu deux journées d’accueil en juin pour présenter l’association et aborder des thématiques essentielles à la fonction de maire : la laïcité, les relations avec les associations ou encore les rapports avec la gendarmerie. Notre rôle est de les soutenir autant que possible.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune maire pour qu’il ne s’épuise pas dès son premier mandat ?
Mon premier conseil est de s’appuyer sur les structures existantes : les services de l’État, notre association ou l’agence technique départementale. Il existe des compétences fortes pour les soutenir. Enfin, il faut impérativement garder un ancrage local très fort avec sa population. Les échecs que j’ai pu observer venaient souvent d’une rupture du lien entre le maire, son équipe et les électeurs.
Nous sommes ravis de vous partager cet article sur la formation des élus. Face aux exigences croissantes de la gestion publique, il est essentiel que les élus disposent des connaissances et des compétences adaptées à leur mandat. C’est la mission de formation-des-elus.cdcl.fr, une association créée et dirigée par des élus, pour les élus. Nous proposons des formations conçues pour répondre aux réalités du terrain, animées par des experts de référence, afin d’accompagner les élus dans l’exercice de leurs responsabilités et l’amélioration de l’action publique.
