
Un peu plus d’une centaine de personnes ont été réunies à l’espace de convivialité Henri Ferrari pour réfléchir avec les élus sur les aménagements de la zone du quartier des Hierles, allant de Lafarge à la Mobil à Frontignan.
Comment voyez-vous la ville de Frontignan à l’horizon 2040-2050 ? C’est la question que les élus locaux et ceux de Sète Agglopôle Méditerranée ont posée aux habitants de la cité muscatière. Ceux-ci avaient été invités jeudi 12 juin à l’espace de réception Henri Ferrari pour réfléchir collectivement et dessiner ensemble la physionomie future de leur ville. Ils étaient un peu plus d’une centaine de riverains qui avaient participé à cette réunion. Ils ont parlé de l’aménagement à venir de la zone du quartier des Hierles qui va du site de Lafarge jusqu’à la Mobil. Que retenir de cette réunion ?
Ville à taille humaine
Il n’y a aucun doute, les Frontignanais aiment leur ville et le disent. « Il y a de belles balades à faire au niveau des salins et du canal » témoigne une habitante. Ce retraité lui, apprécie la « tranquillité de la cité muscatière avec ses sites magnifiques, la mer, la garrigue etc ». Une jeune femme se trouve elle aussi sous le charme de« cette ville où les gens se parlent et cultive l’art du vivre ensemble ». Enseignante de métier, elle déclare de façon anecdotique qu’elle « corrige ses copies dans les bars » et dit souhaiter voir émerger des lieux pour promouvoir auprès des jeunes les métiers du digital. Les riverains ont pris la parole pour dire leur attachement « à ce village à taille humaine » qui les accueillis ou qui les a vus naître. Ces Frontignanais-là ne veulent pas que leur cité ressemble à Sète ou à Montpellier.
Le président de Sète Agglopôle Méditerranée Loïc Linarès les a par ailleurs rassurés : « On ne veut pas d’une grande métropole. On ne veut pas être absorbé par Montpellier. On veut jouer sur les atouts des uns et des autres pour avoir une cohérence d’ensemble. » Le successeur de François Commeinhes s’est également exprimé sur un dossier récurrent mis de nouveau sur la table par un retraité.
« Avenir sans carbone »
L’habitant exhortait les élus « à aller vers un avenir sans carbone en développant les énergies renouvelables. On a passé un siècle avec la Mobil et donc avec de l’énergie fossile. On a pollué la terre, la mer, le canal et l’air. On a eu un bombardement par rapport justement à la Mobil. On a vu ce que ça pouvait amener de catastrophique. L’ancien site industriel devrait accueillir une activité économique et donc de l’emploi mais aussi des lieux de rencontres, de loisirs et de culture. « Nous avons pour cela besoin de vos retours » a déclaré Loïc Linarès s’adressant à l’auditoire.
« On a pris des notes »
« Le rôle des élus c’est aussi de prendre des décisions au vu de ce qu’on entend » a déclaré le maire de Frontignan à l’heure de clôturer les échanges dit avoir « pris des notes » des idées émises par les uns et les autres. Des habitants ont fait part de leurs préoccupations en matière de sécurité et des incivilités. Ils souhaitent plus d’aménagements urbains pour faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite (PMR). Ils veulent également plus de lieux d’expression artistique et davantage de parcs pour faciliter la rencontre en les habitants de tous les horizons.
Les prochaines réunions publiques auront lieu le mercredi 18 juin à 18 h 30 dans le restaurant scolaire de l’école des Lavandins (quartier La Peyrade) ; et le mardi 24 juin à 18 h 30 à l’école des Crozes (quartier centre nord).
« On a besoin de vos avis »
Après la phase de concertation, il reviendra aux élus de formuler des propositions sur ce qui peut-être aménagé ou améliorer demain. « On a ce souci aussi de préserver au maximum la qualité de nos milieux et d’éviter de consommer les espaces qui sont aujourd’hui agricoles ou naturels » indique le président de l’Agglo. Par exemple, du côté d’Intermarché il était prévu une zone d’aménagement concertée (ZAC) avec « 600 ou 700 logements. Avec le maire et avec Frédéric Aloy (1) on a dit non stop ! Ça, on n’en veut pas. Par contre on a besoin aussi de répondre à la demande de l’habitat sinon ce sont les prix qui augmentent. C’est une question d’équilibre. Pour revoir le projet on a besoin aussi de vos avis. »
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