
Premier vice-président délégué de l’Association des maires de France (AMF), André Laignel rencontre ce mardi 4 juin à Meyreuil des membres de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône autour de son président Georges Cristiani, avant de s’entretenir avec Benoît Payan à Marseille. Sujet principal de discussion : l’état des finances publiques.
Que vous disent les maires que vous rencontrez ?
Ils sont inquiets pour leurs finances. Le budget 2025 a été très négatif pour les collectivités locales. Contrairement à ce qu’a dit le gouvernement, le total de la hausse des prélèvements directs, des charges nouvelles et des suppressions de crédits ne représente pas 2,5 milliards d’euros mais plutôt 8 milliards. Aujourd’hui, la seule chose dont on nous parle est de savoir combien on va ponctionner sur les collectivités en 2026.
Faut-il rétablir la taxe d’habitation pour donner de l’air aux communes ?
Sa suppression a été une erreur fondamentale. Elle a coûté plus de 25 milliards à l’État tout en supprimant le lien entre citoyen et commune. Pour rétablir ce lien, l’AMF propose une contribution territoriale universelle sans augmentation d’impôts pour le citoyen. On pourrait étudier plusieurs formules, comme un impôt purement symbolique pour les plus défavorisés et déductible sur l’impôt sur le revenu pour les plus aisés.
Êtes-vous favorable à la réforme du scrutin municipal à Marseille, Paris et Lyon ?
C’est impossible de répondre par oui ou non. À Marseille, le maire Benoît Payan, y est favorable ; Paris ne l’est pas ; et à Lyon, ça n’a pas forcément de sens. Vouloir régler trois situations dissemblables avec un seul texte n’est pas la bonne idée. Soit on fait du cousu main, soit un consensus se dégage.
Comprenez-vous les inquiétudes des maires de communes de moins de 1 000 habitants sur le scrutin de liste paritaire applicable dès 2026 ?
Bien sûr qu’il y a des interrogations. Mais on a eu les mêmes objections quand la parité a été imposée dans les communes de plus de 1 000 habitants. C’est un progrès de société qui permettra peut-être qu’il y ait plus que 25% de femmes maires en France.
Pourquoi soutenez-vous Olivier Faure au Parti socialiste ?
Quand il a pris la tête du parti, le PS était au trente-sixième dessous. Il a redressé la situation aux européennes et aux législatives de 2024, où nous avons doublé le nombre de députés. Il y aurait une forme d’injustice à ne pas lui renouveler une confiance raisonnée et raisonnable. Sa ligne pour la présidentielle, avec une union de la gauche de Ruffin à Glucksmann est la bonne.
Nous sommes ravis de vous partager cet article sur la formation des élus. Face aux exigences croissantes de la gestion publique, il est essentiel que les élus disposent des connaissances et des compétences adaptées à leur mandat. C’est la mission de formation-des-elus.cdcl.fr, une association créée et dirigée par des élus, pour les élus. Nous proposons des formations conçues pour répondre aux réalités du terrain, animées par des experts de référence, afin d’accompagner les élus dans l’exercice de leurs responsabilités et l’amélioration de l’action publique.
