
Ce mardi a lieu la conférence sur les finances publiques présidé par le Premier ministre François Bayrou pour le budget 2026. Alors que le gouvernement espère réaliser 40 milliards d’euros d’économies, les élus locaux redoutent qu’on demande, encore, des efforts aux collectivités territoriales.
Ce mardi, le Premier ministre François Bayrou va présider la conférence sur les finances publiques pour préparer le budget 2026. Ministres, collectivités locales et parlementaires seront autour de la table avec pour but de trouver des pistes pour réaliser pas moins de 40 milliards d’euros d’économie afin de maintenir l’objectif de déficit de 4,6 % du PIB. Même si le gouvernement a déjà annoncé qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts, Bercy a refusé d’entrer dans les détails avant cette conférence. La question des retraites ou encore de l’assurance chômage pourrait tout de même être à l’ordre du jour. Du côté des élus locaux en Meurthe-et-Moselle, l’inquiétude est de voir des efforts demandés, encore, aux collectivités territoriales.
« Ça ne peut pas se faire dans la brutalité mais dans la concertation »
Pour Vincent Matheron, le vice-président aux finances à la métropole du Grand Nancy, « chaque collectivité territoriale concernée, comme la métropole du grand Nancy se voit amputer soit d’une partie de ses recettes, soit se voit imposer des nouvelles dépenses. Pour rappel, pour le budget 2025, c’est 8 millions d’euros pour la métropole du Grand Nancy« . Il craint que les collectivités locales soient fortement impactées par les recherches d’économies du gouvernement : « Ça ne peut pas se faire dans la brutalité, mais dans la concertation » précise-t-il. Le département pourrait lui aussi potentiellement être fortement impacté. Alors que la quasi-totalité des dépenses sont liées à des dépenses régaliennes reposant sur la solidarité, Pascal Schneider, vice-président aux finances du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle précise que « sur le budget 2025, les économies que porte le département concerne le fonctionnement interne de nos établissements pour autant on ne peut pas continuer ainsi sinon effectivement, les politiques de solidarité pourraient être touchées« .
« On s’en prend souvent aux plus faibles et aux classes moyennes »
Selon Julien Hézard, secrétaire général de l’union départemental CGT de Meurthe-et-Moselle, qui espère notamment une augmentation de la contribution sur les hauts revenus, « on s’en prend souvent aux plus faibles et aux classes moyennes pour continuer à faire des cadeaux aux plus riches« . « Il faudrait regarder l’ensemble des niches fiscales et les proportionner aux revenus » ajoute-t-il.
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