« Ce mandat a été particulièrement éprouvant » : les maires du Puy-de-Dôme font le bilan en assemblée générale

Ce samedi 4 octobre, les maires du Puy-de-Dôme se sont rassemblés. Pour la dernière assemblée générale de ce mandat, organisée par l’Association des maires du département, les édiles ont fait le bilan : entre fatigue, durcissement de la société et difficultés financières.

« Ces six années n’étaient pas de tout repos. » C’est avec ces mots que Flavien Neuvy, maire de Cébazat et président de  a ouvert l’assemblée générale, ce samedi 4 octobre. « Nous avons vécu des crises : le Covid, la guerre en Ukraine avec l’augmentation des coûts de l’énergiemais aussi le durcissement de la société, et ce tournant : avec une augmentation des violences et des menaces contre les maires.« 

Pour cette dernière assemblée générale du mandat 2020-2026, les maires du Puy-de-Dôme se sont rassemblés à Riom, et ont fait le bilan de ces six années. Deux thèmes ont dominé ces trois heures de réunion :  et les difficultés financières des communes. « Il y a la question de la prise en charge des AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap) par l’État que nous voulons poser, mais aussi celle de la suppression du bus « France Services » dans notre département« , a mis en avant Flavien Neuvy dans son discours.« Il y a un enjeu de souveraineté financière pour les collectivités, poursuivit Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et vice-président de l’AMF du Puy-de-Dôme. C’est important pour l’investissement public local. Tout comme la question de la décentralisation et du partenariat avec les services de l’État. Nous devons pouvoir exercer pleinement nos compétences.« 

Le premier vice-président de l’Association des maires de France, André Laignel, était invité à cette assemblée générale. Il tire, au niveau national, les mêmes constats observés dans le Puy-de-Dôme. « Ce mandat a été particulièrement éprouvant. Il était particulier, perturbé, atypique. Notre pays est en train de s’étouffer d’une recentralisation des pouvoirs au niveau national. Alors que tout doit être fait au plus proche.« Les maires se projettent aussi vers les prochaines élections. Avec, pour certains, dans les communes peu peuplées, la difficulté de trouver un successeur. « « , témoigne Daniel Forestier, maire de Saint-Férréol-des-Côtes. « Mais ça parait compliqué. C’est difficile de trouver un remplaçant, la mission de maire est une mission compliquée. Il y a beaucoup d’élus qui arrêtent. Mais on ne laissera pas tomber nos communes comme ça !« Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026, avec un changement pour les communes de moins de 1.000 habitants qui adopteront, comme les autres communes, un mode de scrutin à liste paritaire, c’est-à-dire que les électeurs ne pourront plus rayer un ou plusieurs noms d’une liste.