Saint-Sauveur-Villages accueillait ce 10 octobre le congrès de l’Association des maires de la Manche et près de 380 élus locaux.
A cinq mois des élections municipales, de nombreux maires de la Manche se sont retrouvés ce vendredi pour leur congrès de l’AMM, l’association des maires de la Manche, à Saint-Sauveur-Lendelin.S’il a été question de l’accès aux droits pour les administrés, de la responsabilité du maire, de la réglementation incendie à travers diverses conférences, la crise politique actuelle au niveau national, était dans tous les esprits. L’ancien premier ministre Alain Juppé était d’ailleurs attendu pour débattre à propos de la « démocratie représentative en crise » et de cette question : »et si la solution venait des communes? ».
Dans les allées du congrès des maires, certains ont déjà pris leurs décisions pour la prochaine élection. D’autres hésitent encore comme Pierre Lebourgeois, premier mandat à la Lucerne d’Outremer – « c’est en réflexion mais je suis presque partant » – ou comme Jean-Pierre Guégan, premier mandat de maire à Graignes-Mesnil Angot, mais septième en tant que conseiller municipal : « dans ma première idée, je ne voulais pas repartir. Mais on a beaucoup de projets qu’on met en place tout de suite, c’est ça qui me gêne. »Mais s’il y a une chose qui réunit les élus locaux, c’est le sentiment d’être un pilier solide face à l’instabilité politique nationale. « Nous, on s’est super bien entendu pendant tout le mandat » ajoute Jean-Pierre Guégan. » La différence, c’est qu’on n’est pas élu pour nous, pour faire carrière, mais pour rendre service » poursuit Pascal Langlois, maire de la Meauffe.
Dans les allées, c’est aussi la colère et la déception qui s’exprime, face à la crise politique nationale et à l’incertitude budgétaire. « C’est quand même inquiétant de voir la France à ce point. On n’a pas mal de projets mais une incertitude sur les subventions à venir et ça remet en cause pas mal de choses quand même« , raconte Patrick Burnel, maire délégué de Quettetot, adjoint au travaux de Bricquebec-en-Cotentin. « On tape sur les communes, alors que nous, on gère comme de bons pères de famille » soupire Pierre Lebourgeois. « Il faut qu’ils viennent faire des stages dans les petites communes ! » lance ironique, le maire de Subligny.« Sans budget, l’avenir va être compliqué, poursuit Jean-Luc Launey. Je prends l’exemple de ma commune : elle a été sinistrée par la tempête Ciaran. Pour une commune de 200 habitants, nous avons 400.000 euros de travaux à faire, mais cela ne peut pas se faire sans des aides. Aujourd’hui, vu l’incertitude qu’il y a au niveau du gouvernement, nous ne sommes pas sûrs que les aides promises vont arriver. Et ça, c’est quelque chose qui est quand même difficile à gérer actuellement. »
Dans les allées du congrès des maires, certains ont déjà pris leurs décisions pour la prochaine élection. D’autres hésitent encore comme Pierre Lebourgeois, premier mandat à la Lucerne d’Outremer – « c’est en réflexion mais je suis presque partant » – ou comme Jean-Pierre Guégan, premier mandat de maire à Graignes-Mesnil Angot, mais septième en tant que conseiller municipal : « dans ma première idée, je ne voulais pas repartir. Mais on a beaucoup de projets qu’on met en place tout de suite, c’est ça qui me gêne. »Mais s’il y a une chose qui réunit les élus locaux, c’est le sentiment d’être un pilier solide face à l’instabilité politique nationale. « Nous, on s’est super bien entendu pendant tout le mandat » ajoute Jean-Pierre Guégan. » La différence, c’est qu’on n’est pas élu pour nous, pour faire carrière, mais pour rendre service » poursuit Pascal Langlois, maire de la Meauffe.
Des élus qui soulignent la déconnexion entre ce qu’il se passe au niveau national et leur quotidien. « Je n’ai pas le blues du maire, bien au contraire. Nous sommes toujours dynamiques et heureusement que nous sommes là aujourd’hui nous les élus locaux, témoigne Jean-Luc Launey, maire de Saint-Patrice de Claids, près de Périers. Il achève son quatrième mandat et n’a pas encore dévoilé s’il se représentait ou non. Quand on voit ce qu’il se passe plus haut, on a l’impression que nous sommes pas sur la même planète.«


