Dans le Gers, la Fédération des chasseurs et l’association des maires s’unissent pour défendre la chasse à la palombe aux filets, menacée par l’Europe

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l’essentiel La chasse à la palombe aux filets mobilise élus et chasseurs gersois. Face aux recours de l’Europe et des défenseurs des animaux, plusieurs communes votent des motions de soutien.

La fédération départementale des chasseurs du Gers (FDC 32) et l’association des maires du Gers (AMF 32) s’unissent pour sauver la chasse à la palombe aux filets. Dans leur collimateur, la Commission européenne qui a saisi la Cour de justice de l’Union européenne le 12 février dernier pour faire interdire la chasse à la palombe aux filets.

Dans le même temps, l’association de défense des animaux One Voice a saisi le Conseil d’État le 7 août pour faire interdire cette chasse dite « traditionnelle » et demander l’abrogation des arrêtés ministériels qui autorisent cette chasse dans 5 départements du sud-ouest : les Landes, le Lot-et-Garonne, le Gers, la Gironde et les Pyrénées-Atlantiques.

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La FDC 32 et l’AMF 32 se sont donc mobilisées et ont toutes deux écrit aux 458 maires du Gers afin qu’ils se positionnent pour prendre la défense de la chasse aux filets.

« Nous avons adressé un courrier à l’ensemble des maires du département pour soutenir la chasse à la palombe », confirme Michel Baylac, président de l’AMF du Gers. L’élu rappelle que la fédération départementale des chasseurs est associée à la démarche. « La majorité des maires sont attachés au respect des traditions et à la régulation nécessaire de la faune sauvage. »

Certains maires répondent présent

Dans plusieurs communes, les conseils municipaux ont voté une motion en ce sens. À Magnan, le maire Jean Duclave soutient la démarche. « Nous avons voté la délibération à l’unanimité. C’était naturel de défendre une chasse traditionnelle, liée au monde agricole. » Il déplore des contestations venues de personnes « qui n’y connaissent pas grand-chose ». L’élu affirme que sa commune a été « parmi les premières » à se prononcer en faveur du texte, il y a déjà deux mois.

À Jegun, le maire Guy Lapeyre assume avoir présenté la motion, après réception du courrier de l’AMF et de la fédération. « Nous avons voté parce que nous ne sommes pas d’accord avec la décision européenne voulant interdire la chasse au filet. » Le conseil s’est prononcé « pour, avec un contre et trois abstentions ».

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Pour lui, les motivations sont doubles. « Nous soutenons une chasse ancestrale. Et nous soutenons aussi les agriculteurs, qui se plaignent énormément des dégâts de la palombe sur le tournesol et le soja. »

Il juge la réglementation actuelle incohérente : « On interdit la capture à l’automne, alors qu’il reste énormément de palombes au printemps, et on nous dit de les tirer en pleine nidification. C’est aberrant. »

L’association One voice, pas impressionnée par cette levée de boucliers de la ruralité gersoise, entend bien mener à terme ce nouveau combat. « Grâce aux dizaines d’actions en justice que nous avons menées, les chasses traditionnelles sont plus que jamais sur la sellette », écrit l’association sur son site, faisant notamment référence à l’interdiction de la chasse à la glu en 2021.

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