
En 2024, les budgets des 18 régions françaises ont atteint 47 milliards d’euros. « Cela équivaut à peine au budget de l’Andalousie, et c’est très inférieur à celui de la Bavière, qui est de 75 milliards d’euros et pèse deux fois plus que l’ensemble des régions françaises », a déclaré lors d’une conférence de presse François Bonneau, également président PS du Centre-Val de Loire.
Peu après sa nomination le 9 septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis un « grand acte de décentralisation » qui fera l’objet d’un projet de loi pour « définir précisément la compétence de chacun et éviter la dilution des responsabilités ». Il a proposé aux élus locaux de lui transmettre leurs propositions d’ici au 31 octobre.
« Lorsque Sébastien Lecornu annonce qu’il va y avoir une nouvelle étape de décentralisation, bien évidemment, ça percute très très directement », a estimé François Bonneau, pour qui « beaucoup trop de domaines sont d’une manière insatisfaisante décentralisés ».
« Embrouillamini »
« On a un embrouillamini, une confusion entre des responsabilités qui sont restées des responsabilités de l’État et des responsabilités qui sont venues aux collectivités », a-t-il ajouté.
Régions de France plaide notamment pour une décentralisation des aides aux entreprises, ainsi qu’une clarification des compétences dans le domaine de l’orientation scolaire et du tourisme. L’association plaide pour une baisse de la contribution des collectivités de 5,3 milliards d’euros à 2 milliards d’euros en 2026.
Les régions, qui représentent 2,4 % des dépenses publiques et 1,14 % de la dette, ont investi 15,1 milliards d’euros en 2024, soit 900 millions d’euros de plus qu’en 2023.
Les principaux postes de dépense sont les transports (31,5 %), l’enseignement (16,8 %), l’emploi et la formation (9 %), et l’action économique (5,3 %).
« Le montant d’investissements en 2024 représente un saut quantitatif très important […] dans un contexte où la dynamique de recettes s’est affaiblie », a observé Stéphane Perrin-Sarzier, vice-président aux Finances de la région Bretagne, rappelant que les régions sont « quasiment sans autonomie fiscale » avec comme seul levier le taux des certificats d’immatriculation.
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