, Déviation de Saint-Péray : les élus locaux déposent un recours contre l’arrêté de la préfète de l’Ardèche

Déviation de Saint-Péray : les élus locaux déposent un recours contre l’arrêté de la préfète de l’Ardèche

La communauté de communes Rhône-Crussol a envoyé une lettre à la préfète de l’Ardèche pour déposer un recours gracieux contre son arrêté préfectoral du 14 mars dernier, dans lequel elle n’autorise que la reprise « partielle » des travaux pour la déviation de Saint-Péray.

Un rebondissement de plus dans le dossier de la déviation de Saint-Péray, une affaire presque intergénérationnelle puisque les premiers travaux ont commencé il y a 17 ans. Ce jeudi 10 avril, la communauté de communes Rhône Crussol a envoyé un courrier à la préfète de l’Ardèche. Cette lettre est un recours gracieux contre l’arrêté préfectoral du 14 mars dernier décidant de la reprise partielle des travaux (voir ci-dessous). Elle a été cosignée par Fabrice Pannekoucke, président du conseil régional, et par Olivier Amrane, président du conseil départemental de l’Ardèche. Concrètement, les élus demandent à la préfète de pouvoir construire un pont sur le Mialan, ce qui permettrait in fine de mettre en circulation la déviation en 2028.

« On propose une alternative à la préfète, si c’est répondu favorablement, on sait qu’on arrivera au bout de l’infrastructure », explique Jacques Dubay, président de la communauté de communes Rhône-Crussol. Dans l’arrêté, la préfecture n’autorisait que la construction d’un pont-rail (pour faire passer la route sous la voie ferrée) sans garantie de pouvoir terminer la déviation. « Ce pont-rail va nous coûter beaucoup d’argent, sans garantie, nous on dit, ‘laissez faire le franchissement du Mialan’, ce qui nous garantit une continuité au niveau routier, pendant ce temps on pourra faire l’étude quatre saisons », ajoute l’élu.

Élus soudés et agacés contre l’État

Si les élus locaux ont répété plusieurs fois qu’ils ne voulaient pas s’affranchir des règles (étude quatre saisons) et que leur démarche était « constructive », ils se sont dit « choqués » par l’arrêté préfectoral du 14 mars. Ils ont évoqué « le sentiment d’être lâchés », ou encore « une situation grotesque ». Les travaux du pont-rail coûtent environ 4 millions d’euros, « personne ne comprendrait qu’on jette cet argent à la poubelle », explique Olivier Amrane.

La préfète a désormais deux mois pour se prononcer sur ce recours gracieux. « On verra si elle aussi est dans une démarche constructive » indique Mathieu Darnaud, le sénateur LR. En clair, selon lui, la préfète peut montrer sa bonne volonté en donnant une réponse positive et rapide. « On n’imagine pas un refus », se projette Jacques Dubay.

Réaction des opposants

« Il semble que les élus LR sont prêts à tout, jusqu’à se positionner en défiance face à l’État et le droit, pour ne pas perdre dans ce qui est devenu pour eux une bataille politique », a réagit vendredi soir par communiqué l’association Alterre, qui milite contre cette déviation. Le communiqué évoque un « déni démocratique » et affirme que la construction d’un pont au-dessus du Mialan n’est pas compatible avec une étude 4 saisons complète.

Nous avons le plaisir de vous relayer cet article sur la formation des élus. Se former est une nécessité pour exercer pleinement ses responsabilités et répondre aux défis de l’action publique. C’est dans cet esprit que formation-des-elus.cdcl.fr a été créé : une association fondée et gérée par des élus, dédiée à l’accompagnement et au développement des compétences des représentants locaux. Grâce à des formations animées par des experts reconnus, nous apportons aux élus des outils concrets et adaptés à leurs missions, afin de renforcer l’efficacité et la qualité du service public.