
Par conviction comme par lucidité, le nouveau premier ministre sait bien qu’il a besoin des élus locaux. Indispensables partenaires de la mise en œuvre des politiques publiques, ils sont influents au sein du Sénat, dont l’appui pourra être utile dans le renouveau de la pratique parlementaire que Sébastien Lecornu appelle de ses vœux.
Mercredi 15 octobre, le premier ministre était au Palais du Luxembourg pour une nouvelle déclaration de politique générale. « Il faut que l’intelligence locale nous inspire nationalement », a-t-il affirmé, faisant référence à la pratique du compromis que les élus locaux mettent souvent en œuvre pour faire tourner leur collectivité.
Egrenant les « dossiers urgents » de son gouvernement, il a longuement abordé les questions locales, envoyant autant de signaux aux élus du terrain. En haut de la pile, il y a le budget, bien sûr, mais aussi « un nouvel acte de décentralisation », sujet peut-être à même de rassembler une majorité de parlementaires indépendamment des clivages partisans. Sébastien Lecornu a promis un projet de loi « avant les élections municipales » – il avait dit « en décembre » aux députés, mardi – dont le but sera de réorganiser le pouvoir dans le pays.
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