
Vous venez d’être élu président de l’Association des maires ruraux de l’Eure. Comment s’est déroulée cette élection ?
J’étais déjà impliqué dans l’association depuis plusieurs années. Je faisais partie du conseil d’administration et je participais régulièrement aux réunions. Lorsque le nouveau bureau a été constitué, c’est Laurance Bussière qui m’a encouragé à me présenter. J’ai accepté parce que la ruralité est un sujet qui me tient particulièrement à cœur.
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Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter cette responsabilité supplémentaire ?
Je me bats depuis longtemps pour défendre les communes rurales. Être président de l’association me permettra de porter davantage la voix des maires confrontés aux mêmes difficultés. Heureusement, je suis entouré d’une équipe solide et je souhaite que nous travaillions collectivement.
Vous êtes souvent cité en exemple pour votre action à Quittebeuf. Quelle est votre recette pour maintenir des commerces et des services dans un petit village ?
Il n’y a pas de recette miracle. Nous essayons surtout de faciliter au maximum l’installation des professionnels. Lorsqu’une personne souhaite s’implanter, nous l’accompagnons de A à Z : recherche de locaux, travaux, aménagements. Nous proposons des loyers modérés et nous faisons en sorte que les porteurs de projets aient le moins d’investissements possible à réaliser au départ.
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Cette implication va jusqu’à participer vous-même aux travaux…
Oui, avec les agents communaux et parfois des bénévoles. Nous avons réhabilité plusieurs commerces et accueilli de nombreuses activités : boulangerie, bar, pizzeria, charcuterie, cabinet infirmier, sage-femme, ostéopathe ou encore récemment une Maison d’assistantes maternelles. Cela permet de rendre la commune plus attractive et de répondre aux besoins des habitants.
Quels seront vos principaux objectifs à la tête des maires ruraux de l’Eure ?
Je souhaite développer des ateliers d’échanges entre élus. Chaque maire possède des compétences et une expérience particulières. Certains maîtrisent parfaitement les questions budgétaires, d’autres les travaux ou l’urbanisme. L’idée est de favoriser le partage de ces savoir-faire à travers des réunions de secteur et des rencontres thématiques.
Aller à la rencontre des 227 maires adhérents
Vous souhaitez également aller à la rencontre des élus sur le terrain ?
Oui. L’association compte 227 communes adhérentes. Mon ambition est de les visiter progressivement pour mieux connaître leurs problématiques. Je souhaite aussi rencontrer les communes qui ne sont pas encore adhérentes afin de leur présenter ce que l’association peut leur apporter.
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Pourquoi ce travail de terrain vous paraît-il essentiel ?
Parce que les réalités locales sont très différentes d’un territoire à l’autre. En allant directement voir les élus, on peut parfois identifier des solutions simples à des problèmes qui semblent complexes. L’objectif n’est pas d’avoir une baguette magique, mais d’apporter un regard, un conseil ou un retour d’expérience.
Vous insistez souvent sur l’importance de transmettre votre expérience aux nouveaux maires. Pourquoi ?
Parce que les débuts sont souvent difficiles. J’ai moi-même dû apprendre à comprendre les budgets, les règles comptables ou l’urbanisme. Avec le temps, on acquiert des réflexes et des méthodes qui peuvent éviter certaines erreurs. L’association doit être un lieu où les élus peuvent trouver de l’aide et des conseils concrets.
Le nouveau bureau de l’AMR27
Réunis en assemblée générale le 16 juin à La Neuville-du-Bosc, les adhérents de l’Association des maires ruraux de l’Eure ont élu leur nouveau bureau. Benoît Hennart, maire de Quittebeuf, succède à Laurance Bussière à la présidence. Il sera épaulé par Bernard Forcher, maire de Villez-sous-Bailleul, vice-président. Carine Bonnard occupera le poste de trésorière et Sébastien Dulac celui de secrétaire.
Cette élection marque également la fin d’un cycle pour Laurance Bussière. À la tête de l’AMR 27 depuis plus de dix ans, l’ancienne maire de Daubeuf-la-Campagne n’a pas pu briguer un nouveau mandat après sa défaite aux élections municipales de mars 2026. En reconnaissance de son engagement et du développement de l’association sous sa présidence, elle a été nommée présidente honoraire de l’AMR 27. Sous son impulsion, l’association a considérablement renforcé son réseau et son nombre d’adhérents dans le département.
Selon vous, qu’est-ce qui distingue un maire rural d’un maire de grande ville ?
Dans une commune rurale, le maire est sur tous les fronts. Il est sollicité à toute heure, pour des sujets très variés, parfois même le week-end ou la nuit. Nous n’avons pas les mêmes services ni les mêmes moyens que les grandes collectivités. La proximité avec les habitants est permanente. C’est une fonction exigeante, mais aussi très enrichissante humainement.
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Nous sommes ravis de vous partager cet article sur la formation des élus. Face aux exigences croissantes de la gestion publique, il est essentiel que les élus disposent des connaissances et des compétences adaptées à leur mandat. C’est la mission de formation-des-elus.cdcl.fr, une association créée et dirigée par des élus, pour les élus. Nous proposons des formations conçues pour répondre aux réalités du terrain, animées par des experts de référence, afin d’accompagner les élus dans l’exercice de leurs responsabilités et l’amélioration de l’action publique.
