Après les municipales, le sénateur Jean-Jacques Michau salue l’engagement des élus. Il se projette avec détermination vers les échéances de juin pour la présidence de l’association des maires et de septembre pour rester sénateur de l’Ariège.
Avez-vous un message à adresser aux nouveaux conseils municipaux ?
Je veux d’abord leur dire merci. J’ai pour eux une sincère et profonde reconnaissance. Être élu municipal est un engagement exigeant, souvent discret, mais profondément humain et essentiel pour la vie quotidienne des habitants. Maires, adjoints et conseillers sont à leur proximité. Cela leur demande du temps et de l’énergie, au détriment de leur vie personnelle pour certains. Je le sais, ayant été maire de Moulin-Neuf pendant vingt ans et président d’une communauté de communes.
De nouvelles têtes apparaissent dans le paysage politique ariégeois…
Ce sont des regards nouveaux. Je tiens à féliciter celles et ceux qui sont portés pour la première fois aux responsabilités par les citoyens ainsi que les élus qui viennent d’être renouvelés dans leurs fonctions. Je prends l’engagement de rester pleinement mobilisé aux côtés de tous sans exception à travers mes mandats de président de l’Association des maires et des élus de l’Ariège et de sénateur. Mon rôle est de les accompagner, de relayer leurs préoccupations.

Que pensez-vous du changement intervenu à Foix ?
Chaque élection a ses spécificités et sa dynamique propre. Marine Bordes, qui a succédé à Norbert Meler, a fait une belle campagne. Mais les Fuxéennes et Fuxéens ont choisi le changement et il ne m’appartient pas de commenter ce choix. Ce que je retiens, c’est que rien n’est jamais acquis. Il nous faut rester proches des gens, les écouter davantage pour être à la hauteur de leurs attentes.
Vous êtes à nouveau candidat à la présidence de l’association des maires ?
Les attributions de président de l’association des maires et de sénateur sont intimement liées. Jean-Pierre Bel a été le premier à le comprendre. Je m’inscris dans ses pas. Donc, oui, je proposerai en juin une liste pour une gouvernance représentative du territoire. Homme de gauche, j’ai néanmoins prouvé savoir travailler avec différentes sensibilités politiques.
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Certains remettent périodiquement en question l’utilité du Sénat…
Le sénateur porte la voix des élus, son rôle est complémentaire de celui des députés. Les communes ariégeoises doivent être entendues au niveau national. Je suis persuadé que la ruralité a un avenir. C’est pourquoi je suis pleinement engagé dans ce mandat jusqu’à son terme en septembre. Six ans, cela permet de se faire reconnaître, de nouer des relations essentielles et de monter en responsabilité, ce que je crois avoir réussi.
Pourquoi donc solliciter un second mandat ?
Tout se construit dans la durée, cela, je l’ai bien compris. Si les grands électeurs me renouvellent leur confiance, j’ai bon espoir de redoubler d’efficacité durant mon second mandat. Six années supplémentaires me permettront de peser encore plus. L’expérience acquise me permet de mieux comprendre les enjeux et d’être performant pour faire entendre la voix des Ariégeois. Je sais que les élus demandent du concret.
On lit sur les réseaux sociaux « la place est bonne ». Que répondez-vous ?
Cette « place » confère de lourdes responsabilités. Le rôle de sénateur tel que je le conçois demande une disponibilité sans faille, de la rigueur, et un vrai travail de fond. Croyez-moi, je ne mène pas ma vie sur « un train de sénateur » !
Vous voilà reparti sur nos routes pour de nouvelles rencontres ?
Oui, je suis déjà lancé après avoir respecté le temps des municipales et j’ai mis un point d’honneur à commencer par Fougax-et-Barrineuf, commune dont je suis originaire. Mais en vérité, je n’ai jamais quitté le terrain depuis 2020 car les échanges nourrissent mon action. En ces temps troublés, le renouveau viendra des territoires.
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