Le cri du cœur des maires de l’Orne : « Il faut renverser le système administratif français

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Le système administratif était l’un des sujets phares, jeudi 9 octobre 2025, à Argentan (Orne) lors du congrès départemental de l’association des maires de l’Orne.

Alexandre Touzet, maire de Saint-Yon (Essonne) et représentant de l’Association des maires de France (AMF), a d’abord souligné leur coût. « En deux ans, le Conseil national d’évaluation des normes estime que le coût des normes nouvelles est de 4 milliards d’euros. »

Une administration qui limite l’action du maire

Par conséquent, cela aurait un « impact » sur l’engagement des élus. « Aujourd’hui il y a plus de 40 démissions par mois. Il ne faut pas banaliser ces démissions. Cela affaiblit notre démocratie. »

Ce souhait de « décentralisation » est le « combat central » de l’AMF.

Il faut renverser le système administratif français. Aujourd’hui la masse du pouvoir réside dans l’État. Il faut cheminer vers une nouvelle organisation.

Alexandre Touzet, représentant de l’Association des maires de France.

« Tout ce qui peut être réalisé à l’échelle communale doit être fait à l’échelle communale. Ce qui ne peut pas être fait à ce niveau doit être fait à l’échelle intercommunale et ainsi de suite jusqu’à l’État. »

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Pour l’élu de l’Essonne, il est primordial de procéder à cette « décentralisation ». « Si nous n’engageons pas ce processus, la France et la République vont se défaire. Il faut revenir à la base si nous voulons un pays dynamique, de cohérence, agile et réactif. »

Violences envers les maires

Le sujet des violences envers les maires a aussi été abordé. Selon le ministère de l’Intérieur, « près de 2 265 plaintes ou signalements pour des faits de violence verbale ou physique à l’encontre des élus ont été recensés en 2022, soit une hausse de 32 % par rapport à 2021 ».

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Un mode de scrutin qui fait débat

Cette intervention a laissé place à un temps d’échange sur la mise en place d’un mode de scrutin de listes paritaires pour toutes les communes, y compris celles de moins de 1 000 habitants.

Ensuite, Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies de l’Institut français d’opinion publique (Ifop), a parlé du rapport des Français avec leur maire ainsi que de leurs attentes à l’égard des municipalités, avant de répondre aux interrogations des élus.

Trop de morts sur les routes

Plusieurs communes ont été ensuite récompensées dans le cadre des Victoires de l’investissement local. Elles récompensent des « infrastructures de travaux publics, à fort impact positif pour les citoyens, l’environnement et le territoire dans son ensemble ».

De son côté, Christophe de Balorre, président du conseil départemental, a conclu son propos avec la sécurité routière et du nombre de personnes tuées sur la route : « 24 tués à la mi-septembre contre 18 l’an dernier. »

Au total, plus de 300 élus se sont réunis à Argentan. Une assemblée dont ne faisait d’ailleurs pas partie Frédéric Leveillé. L’élu argentanais s’est rendu à Toulouse, pour la Convention des intercommunalités de France.

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