
« Un texte qui muscle le statut des élus locaux a été adopté à l’unanimité de l’Assemblée nationale », est-il écrit dans l’éditorial de « Sud Ouest » du 12 décembre. De quelle unanimité s’agit-il ? Des 109 députés ayant participé au vote. Autrement dit, 8 députés sur 10 ne se sont pas prononcés pour l’amélioration des conditions d’exercice du mandat des élus locaux, maires et adjoints. Ils n’ont ainsi manifesté aucun intérêt pour cet élément majeur de la vie démocratique. C’est désolant. Où étaient donc ceux qui n’ont pas voté ? Certains, présents, se sont abstenus. D’autres pouvaient être occupés dans des commissions ou autres activités liées à leur mandat. Et donc les autres ? Déjà dans leur permanence locale, comme tous les week-ends ? Si la présence des députés sur le terrain est tout à fait souhaitable pour s’informer et préparer les éventuelles interventions, ces derniers sont avant tout des élus de la Nation et pas seulement les obligés des électeurs d’une circonscription.
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