« Même s’il y a du mieux, l’enjeu de sobriété reste totalement d’actualité » : un nouveau label pour distinguer les communes des Pyrénées-Orientales économes en eau

, « Même s’il y a du mieux, l’enjeu de sobriété reste totalement d’actualité » : un nouveau label pour distinguer les communes des Pyrénées-Orientales économes en eau

Face au risque persistant de sécheresse, l’État, l’Association des maires des Pyrénées-Orientales et plusieurs partenaires ont lancé ce mardi 19 mai le label « Villes et villages sobres en eau ».

Après les panneaux « Villes et villages fleuris », « Ville active et sportive » ou encore « Cité de caractère », un nouvel écriteau pourrait bientôt apparaître à l’entrée des communes des Pyrénées-Orientales : « Ville et village sobre en eau ». Le label a été officiellement lancé ce mardi 19 mars par le préfet Pierre Régnault de la Mothe et Edmond Jorda, président de l’Association des maires de France des Pyrénées-Orientales (AMF 66).

« Pas une labellisation cosmétique »

L’objectif de ce label est clair. Celui de maintenir la mobilisation « autour de la sobriété hydrique » malgré l’amélioration récente de la situation. « Toutes les projections climatiques montrent que nous aurons à nouveau des sécheresses dans le département. Même s’il y a du mieux, l’enjeu de sobriété sur l’eau reste totalement d’actualité », a rappelé le préfet.

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Concrètement, les communes candidates devront remplir un questionnaire en ligne d’une cinquantaine de questions élaboré avec l’entreprise Verdeo. Gestion des réseaux, urbanisme, bâtiments communaux, espaces verts ou encore communication… plusieurs critères permettront d’évaluer les efforts engagés.

« Ce n’est pas une labellisation cosmétique. Il y aura un véritable accompagnement et un plan d’action établi avec les communes », insistait Pierre Régnault de la Mothe.

Le label sera valable deux ans et pourrait ouvrir certains avantages aux collectivités engagées. Le préfet évoquait notamment « un regard particulièrement bienveillant lors de demandes de subventions d’État pour des travaux liés à l’eau, comme la rénovation des réseaux. Des ajustements sur certaines restrictions, notamment d’arrosage, pourraient également être étudiés au cas par cas ».

Pour Edmond Jorda, cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts réalisés ces dernières années, lors de la grave sécheresse qu’a connue le département. « Les communes avaient réduit de 30 % leur consommation d’eau potable. Mais avec le temps et le retour de la pluie, certains efforts se sont relâchés. Si nous voulons gérer durablement la ressource, il ne faut surtout pas baisser la garde », faisait-il valoir, ce mardi en préfecture.

La Banque des Territoires accompagnera également la démarche, notamment à travers des financements de long terme pour les projets liés à l’eau. « Nous pouvons proposer des prêts jusqu’à 60 ans pour les réseaux », souligne sa directrice régionale Caroline Cartallier.

Les premières candidatures devraient être déposées dans les prochaines semaines.

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