Municipales 2026 : les conseils de l’Association des maires du Finistère aux nouveaux élus

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Le président des maires du Finistère Dominique Cap, réélu à Plougastel-Daoulas, livre ses conseils aux nouveaux élus après le second tour des municipales le 22 mars 2026. Entre besoin de formation et urgence d’un statut de l’élu, il plaide pour une action publique simplifiée et proche des citoyens.

S’installer et s’entourer pour réussir : c’est le premier conseil de Dominique Cap, réélu pour un cinquième mandat à Plougastel-Daoulas et président de l’AMF du Finistère après le second tour des élections municipales du 22 mars 2026. C’est la clé, d’après lui, d’un bon début : ne pas se laisser « déborder par la fonction« . Il conseille aux nouveaux élus de s’appuyer immédiatement sur les services municipaux, comme le secrétaire de mairie ou le directeur des services, et d’échanger avec leur prédécesseur sur les dossiers prioritaires. L’Association des maires du Finistère (AMF 29) se mobilise également pour accompagner cette installation avec des documents thématiques et des rencontres institutionnelles pour définir les missions de chacun.

Face à la complexité des dossiers, le président de l’AMF 29 insiste sur l’importance du budget formation, obligatoire pour chaque collectivité. « On ne peut pas être un expert en finances publiques, en urbanisme, en droits des sols, en action sociale« , rappelle-t-il, incitant maires et adjoints à utiliser ce budget pour monter en compétence. Cette expertise est jugée essentielle pour répondre aux attentes de proximité et simplifier des procédures administratives souvent trop lourdes sur des sujets comme le logement ou les déchets.

Dominique Cap milite activement pour un statut de l’élu qui protège davantage les maires et allège leur charge de travail. Il constate qu’au bout de deux ans, « certains maires jettent l’éponge«  car ils trouvent la mission trop longue, compliquée ou risquée. Selon lui, le fait que deux tiers des communes n’aient présenté qu’une seule liste aux municipales montre qu’il faut « faciliter le travail » des élus pour préserver l’engagement démocratique et le débat local.