
Le président de l’Association des maires de France porte un projet de réforme très libéral du système des retraites et des impôts.
David Lisnard n’était pas du débat organisé hier à la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), le rassemblement annuel organisé par le MEDEF. Mais le candidat à la présidentielle – avec son propre parti, Nouvelle Énergie – a des idées à défendre.
Celui qui défend ardemment l’organisation d’une primaire de droite, qui pourrait « faire voler en éclat une caste, et serait un révélateur de projets et de personnalités », veut ainsi porter un programme très libéral économiquement.
Interrogé ce matin sur le plateau de BFMTV, le Maire de Cannes et président de l’Association des Maires de France (AMF), a ainsi défendu l’absence totale d’impôts sur l’héritage.
« Je pense qu’il faut respecter la propriété privée et le fruit du travail. Quand Mathilde Panot dit ‘on prend tout’, qui est ce ‘on’? Pourquoi l’État gérerait-il mieux l’argent que ceux qui l’ont gagné? » a-t-il défendu.
« L’État-providence ne fonctionne plus »
« Je suis pour faciliter la transmission à qui l’on veut. Aujourd’hui c’est 100.000 euros par enfant, tous les 15 ans. Ce n’est pas assez. Tous les pays qui ont changé cela ont libéré le capital pour la jeunesse », explique encore David Lisnard.
De quoi le rapprocher de LFI et de Clémence Guetté, qui plaide pour agrandir les droits des amis – pacs et transmission comprise? Pas le moins du monde. « Faire un régime fiscal pour l’amitié ça ne m’intéresse pas – je veux qu’on laisse tranquille les gens. Elle rattache ça au dénigrement de la famille, traditionnelle. »
L’ancien membre de LR, qui a depuis pris ses distances, veut aussi complètement revoir le système social, des retraites en particulier.
« L’État-providence ne fonctionne plus tel qu’il a été conçu, car il était basé sur trois piliers qui n’existent plus. Le premier pilier c’est la démographie, la base de la pyramide cotisait. Mais là on va fermer 4.000 écoles dans les années qui viennent, et ouvrir 2.000 Ehpads. Le deuxième volet c’était une immigration maîtrisée. Et le troisième volet, c’est les gains de productivité. »
Autant de facteurs en berne selon lui.
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