« La rentrée en musique ça craint, il nous fallait juste un principal adjoint ! », entonne, dans un refrain improvisé, Serges Teix. Dans son rôle de professeur de musique, l’enseignant était à l’entrée du collège Jean-Sarrailh au côté de ses collègues – et d’élus locaux – en grève ce lundi 1er septembre, contre la suppression du poste de principal adjoint.
La visite du Dasen, Dominique Malroux, venu à la rencontre des enseignants vendredi 29 août, a été stérile selon Vincent Burgin. Et la nomination d’un demi-poste supplémentaire – « provisoire » – de conseiller principal d’éducation (CPE) n’est pas de nature à calmer leur colère, car « sa mission n’a rien à voir avec celle d’un principal adjoint », souligne aussi Martine Bourdiol-Recasens, CPE titulaire.
La répartition des tâches habituellement assurées par le principal adjoint, entre les corps de métiers, pédagogiques, de l’établissement (principal, enseignants et CPE), est la position de l’Éducation nationale, selon les enseignants qui s’opposent à l’idée de la ventilation des « 1 600 heures annuelles – « approximativement » – du travail de principal adjoint ».

H. P.
Le Dasen répond
Succédant à Patrick Biteur, ayant fait valoir ses droits à la retraite, la nouvelle principale, Lydia Berthault, s’est montrée rassurante face aux parents, garantissant l’accueil des élèves de 6e, premiers à effectuer la rentrée ce jour, jusqu’à 17 heures. Elle a renvoyé à la Direction départementale de l’Éducation nationale le soin de communiquer.

H. P.
« Je suis venu pour écouter et échanger », répond au téléphone le Dasen, qui s’est voulu rassurant lors de sa visite, face à des enseignants « effectivement inquiets ». Ne revenant pas sur une décision irréversible selon lui, « il s’agit maintenant de concevoir une organisation différente autour de la cheffe d’établissement ».
La suppression du principal adjoint – incomprise des enseignants – répond à « une juste répartition des moyens à l’échelle de l’académie », plaide le Dasen, prenant l’exemple de l’affectation d’un demi-poste de CPE au collège de Monein « qui n’est pas un lot de consolation ».
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