Le 2 juillet 2025, le conseil communautaire de Loudéac Communauté a rejeté, à la majorité, un avis de révision du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Vilaine. Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité dans les rangs des élus. Cinq d’entre eux, issus de différentes communes du territoire, prennent aujourd’hui la parole pour exprimer leur désaccord.
Un communiqué a été publié ce mois-ci, signé par Guénaël Choupeaux, maire d’Uzel ; Valérie Videlo-Ruffault, première adjointe de Loudéac ; Olivier Allain, maire de Corlay et vice-président de la Région Bretagne ; Valérie Tabart, conseillère régionale et municipale à Laurenan et Dominique Daunay, élu à Merdrignac. Ils expliquent pourquoi ils soutiennent cette révision du SAGE Vilaine, un document essentiel de planification pour la gestion de la ressource en eau sur le bassin-versant de la Vilaine.
Plusieurs cours d’eau concernés
Ils rappellent que ce schéma, travaillé depuis trois ans par la Commission locale de l’eau (CLE) et construit sur un dialogue intense entre élus, agriculteurs, associations environnementales et services de l’État, vise à protéger l’eau potable, les milieux aquatiques et les écosystèmes pour les années à venir. « Sur notre territoire, nous sommes concernés par les cours d’eau de l’Oust, du Lié, du Ninian, de l’Yvel et du Meu, principaux réservoirs de notre eau potable », soulignent-ils.
Un rejet incompris et une confusion chez les élus
« Notre prise de parole sur le Sage a un but constructif, on souhaite collaborer avec nos agriculteurs en les accompagnant », explique Valérie Videlo-Ruffault. Ces cinq élus regrettent que le conseil communautaire ait voté contre ce projet, qu’ils jugent pourtant équilibré et nécessaire. Selon eux, il faut se tenir à l’idée de départ et garder le cap sur le SAGE dont l’échéance interviendra en 2030. « Il est le fruit d’un compromis solide entre toutes les parties prenantes », insistent-ils.
À travers leur position, ils veulent aussi informer les habitants et les inviter à s’intéresser à ce débat technique mais crucial. Ils rappellent que « les citoyens seront eux aussi amenés à s’exprimer lors d’une consultation publique (en ligne) au mois d’octobre ».
En prenant la parole aujourd’hui, ces cinq élus souhaitent éclairer les enjeux de cette révision et alerter sur l’importance d’un aménagement raisonné de l’eau dans un contexte de pression croissante sur la ressource. Valérie Tabart, conseillère régionale et municipale à Laurenan, conclut : « Préserver l’eau, c’est préserver notre santé, notre agriculture et notre avenir commun. »
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