DÉCRYPTAGE – À moins de quatre mois des élections municipales, de nombreux maires et candidats choisissent de se défaire des étiquettes partisanes, jugées trop clivantes.
À Libourne (Gironde), la formation à la rose a perdu ses pétales. C’est ici, à l’est de Bordeaux, que Gilbert Mitterrand, fils de l’ancien président, a bâti son ancrage jusqu’à tenir pendant deux décennies les rênes de la ville. À moins de quatre mois des municipales, son successeur et candidat à sa réélection, Philippe Buisson, a pourtant choisi de se défaire de l’étiquette socialiste pour arborer celle de « divers gauche ». « Je n’ai pas mis mon drapeau dans la poche. Mais les partis ne donnent plus envie », justifie l’ex-conseiller de François Hollande, à la tête de cette commune de 25 000 habitants depuis bientôt quatorze ans. Lui, a rendu sa carte en 2021, quand le Parti socialiste a commencé à se rapprocher des Insoumis. « On a une ribambelle de maires qui se sentent orphelins de leurs partis politiques », souffle-t-il.
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Comme lui, de nombreux élus locaux et candidats préfèrent gommer toute trace d’engagement politique de leurs affiches. Une dépolitisation qui ne se limite…
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