, LGV Bordeaux-Toulouse-Dax : « Je me battrai auprès des élus locaux pour que ce projet avance

LGV Bordeaux-Toulouse-Dax : « Je me battrai auprès des élus locaux pour que ce projet avance

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Jean Castex connaît la problématique du rail sur le bout des doigts. Il a piloté la RATP pendant trois ans (2022 à 2025) avant de prendre les rênes de la SNCF en octobre dernier. Le haut fonctionnaire a surtout mouillé la chemise pour les projets de lignes à grande vitesse en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie.

C’est lui qui a déterré en 2020 le projet de LGV Bordeaux-Toulouse-Dax. Abandonné en 2017 par Emmanuel Macron qui annonçait vouloir désormais consacrer les investissements vers les trains du quotidien, le projet de LGV a finalement été relancé par Jean Castex, alors Premier ministre. Une façon pour cet élu des Pyrénées-Orientales de brancher la grande vitesse à Toulouse et Perpignan.

En 2021, l’État promet 4,1 milliards d’euros pour la réalisation du GPSO, rebaptisé LNSO (lignes à grande vitesse du Sud-Ouest) d’un montant total estimé à 14,3 milliards d’euros. Le locataire de Matignon signe le plan de financement en mars 2022. Il annonce alors l’arrivée des trains rapides « à partir de 2032 ». La donne a changé depuis son départ du gouvernement. Les partisans du projet poursuivent leur marche en avant. Mais les nuages s’amoncellent au sujet du financement.

Attention au financement

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En octobre dernier, juste avant sa nomination à la tête de la SNCF, Jean Castex est venu à la rencontre des maires des Pyrénées-Orientales pour confirmer son soutien à la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan. Selon nos confrères d’Ici, il aurait aussi évoqué le projet Bordeaux-Toulouse-Dax en pointant les difficultés budgétaires de la France : « Il va falloir être extrêmement vigilant parce que ce qui est menacé dans ces financements, c’est la part État. En revanche, le Montpellier-Perpignan a un atout que n’a pas le Bordeaux-Toulouse, c’est le financement européen, à hauteur de 20 %. »

Cette sortie a-t-elle semé le doute dans la tête d’Alain Rousset et Carole Delga, les principaux ambassadeurs des lignes nouvelles du Sud-Ouest ? Interrogé par « Sud Ouest » jeudi 20 novembre en marge de sa visite en Gironde, Jean Castex tient un tout autre discours : « Le financement de l’Europe n’est pas compromis pour les LNSO. » L’ex-Premier ministre réaffirme son soutien au tronçon Bordeaux-Toulouse-Dax : « Je reste plus que jamais favorable. Je me battrai auprès des élus locaux pour que ce projet puisse avancer. La force d’attraction des crédits européens, c’est la branche qui va jusqu’à Dax qui se rapproche de la frontière espagnole. »

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