Des voix s’élèvent en Gironde depuis ce week-end pour dénoncer le désengagement de l’État de l’entretien des digues. En visite à Cadillac-sur-Garonne ce lundi, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a répondu que les élus pouvaient lever une taxe mais ne le faisaient pas toujours.
Alors que de nombreux habitants de la Gironde ont de l’eau dans leur maison, que certains ont été contraints d’évacuer leur logement, la polémique monte sur l’entretien des digues le long de la Garonne. Ce sont ces ouvrages qui permettent de contenir la montée du niveau de la Garonne mais s’ils ne sont plus entretenus correctement, leur efficacité est remise en question. Depuis samedi, plusieurs élus locaux se sont émus du désengagement de l’État qui ne prend plus en charge cet entretien. Ce sont les communautés de communes qui doivent le faire et surtout le financer. Les élus locaux estiment ne pas en avoir les moyens.
En visite à Cadillac-sur-Garonne au sud de Bordeaux ce lundi, la ministre de la Transition écologique a voulu remettre les choses à leur place. « Les collectivités ont maintenant cette charge, précise Monique Barbut. Mais dans le même temps on les a autorisés à lever une taxe pour pouvoir la financer. Elle est de 40 euros par habitant et par an. Par ailleurs, le gouvernement avait demandé à augmenter cette taxe dans le projet de loi de finances 2026 et cet amendement n’a pas été accepté par l’Assemblée nationale. Il n’empêche que cette taxe existe« . Monique Barbut poursuit même en renvoyant les élus locaux dans leurs 22. « Ce que l’on sait, affirme la ministre, c’est qu’aujourd’hui beaucoup de collectivités n’utilisent pas au maximum cette ressource-là. »Les mots de certains élus locaux en Gironde avaient été assez durs. À l’image du maire de Sain-Macaire. « Je termine mon premier mandat de maire, expliquait dimanche Cédric Gerbaud sur ICI Gironde. Et je suis confronté au désengagement de l’État de l’entretien des digues. Les communes ont dû délibérer pour savoir si elles prenaient la compétence des digues. Or les élus de la comm de comm du Sud-Gironde ont refusé de prendre cette compétence. Donc déjà l’État se désengage sur des moyens de protection de population. C’est totalement honteux. Et le deuxième choc pour moi a été de voir les élus de ma communauté de communes ne pas se positionner. On s’est battu avec les élus de Saint-Maixent, Verdelais et Toulenne pour faire comprendre à tous notre responsabilité vis-à-vis de nos populations et bien au-delà. Finalement à Saint-Macaire, 1.200 habitants, nous prenons en charge l’entretien de notre digue depuis plus de deux ans ».
En visite à Cadillac-sur-Garonne au sud de Bordeaux ce lundi, la ministre de la Transition écologique a voulu remettre les choses à leur place. « Les collectivités ont maintenant cette charge, précise Monique Barbut. Mais dans le même temps on les a autorisés à lever une taxe pour pouvoir la financer. Elle est de 40 euros par habitant et par an. Par ailleurs, le gouvernement avait demandé à augmenter cette taxe dans le projet de loi de finances 2026 et cet amendement n’a pas été accepté par l’Assemblée nationale. Il n’empêche que cette taxe existe« . Monique Barbut poursuit même en renvoyant les élus locaux dans leurs 22. « Ce que l’on sait, affirme la ministre, c’est qu’aujourd’hui beaucoup de collectivités n’utilisent pas au maximum cette ressource-là. »Les mots de certains élus locaux en Gironde avaient été assez durs. À l’image du maire de Sain-Macaire. « Je termine mon premier mandat de maire, expliquait dimanche Cédric Gerbaud sur ICI Gironde. Et je suis confronté au désengagement de l’État de l’entretien des digues. Les communes ont dû délibérer pour savoir si elles prenaient la compétence des digues. Or les élus de la comm de comm du Sud-Gironde ont refusé de prendre cette compétence. Donc déjà l’État se désengage sur des moyens de protection de population. C’est totalement honteux. Et le deuxième choc pour moi a été de voir les élus de ma communauté de communes ne pas se positionner. On s’est battu avec les élus de Saint-Maixent, Verdelais et Toulenne pour faire comprendre à tous notre responsabilité vis-à-vis de nos populations et bien au-delà. Finalement à Saint-Macaire, 1.200 habitants, nous prenons en charge l’entretien de notre digue depuis plus de deux ans ».
La ministre de la Transition écologique s’est tout de même voulue constructive. Monique Barbut a affirmé que le gouvernement était totalement ouvert à la discussion avec les élus locaux sur la question de la protection des communes contre les inondations.

