Révision du Plan de prévention du risque inondation : « Mieux vaut réinvestir dans quelque chose de déjà urbanisé »

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Dans les Pyrénées-Orientales, des Opérations de renouvellement urbain avec réduction de la vulnérabilité (ORUR) sont envisagées par la préfecture et l’Association des maires pour accompagner les communes directement concernées par le risque inondation.

Edmond Jorda, dans le cadre du processus de révision ou d’évaluation du Plan de prévention des risques inondation (PPRi) dans les Pyrénées-Orientales, a une double casquette. Non seulement, il est maire d’une commune (Sainte-Marie-la-Mer) qui fait partie des cinq dans le département (avec Villelongue-de-la-Salanque, Torreilles, Saint-Laurent-de-la-Salanque et Bompas) à ne plus avoir aucune zone non inondable en dehors des centres historiques. Mais il est aussi président de l’Association des maires de France dans les Pyrénées-Orientales (AMF 66) qui travaille main dans la main avec la préfecture pour accompagner les municipalités impactées à qui des Opérations de renouvellement urbain avec réduction de la vulnérabilité (ORUR) vont être soumises.

Procéder à des mutations de bâtiments ?

« Ce qui pourrait inquiéter les maires dans cette nouvelle réglementation serait le changement de destination d’anciennes caves ou de granges dans les centres-villes pour devenir des immeubles, empêchant la construction des dents creuses et toute transformation de résidence, estime Edmond Jorda. On ne peut mettre sous cloche des communes désireuses de se développer. Ce travail conjoint avec la préfecture est une main tendue, et les Pyrénées-Orientales sont innovantes dans leur accompagnement auprès des cinq communes précitées. Mieux vaut encadrer que de se laisser dépasser. J’ai souhaité que l’Agence d’urbanisme catalane (AURCA) et la Fédération du BTP nous accompagnent aussi. Ces acteurs font déjà face à des changements, ils peuvent être force de propositions et de solutions. »

Pour sa commune, comptant 5 300 habitants en hiver, il y aurait autant de résidences principales que secondaires (2 500 de chaque). Sur le second type de logement, « des maisons de plain-pied vieillissantes n’exploitent pas la pleine mesure de leur capacité d’accueil. Pourquoi ne pas procéder à des mutations ? Sur une résidence de cent logements occupés la moitié du temps, pourquoi ne pas faire un partage et gagner à opérer cette mutation avec des personnes présentes à l’année, y renforcer l’attractivité et y accueillir des équipements publics ? Mieux vaut réinvestir dans quelque chose de déjà urbanisé ».

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