, Gérard Larcher est venu « chouchouter » les maires

Gérard Larcher est venu « chouchouter » les maires

, Gérard Larcher est venu « chouchouter » les maires

l’essentiel Le président du Sénat, Gérard Larcher, a assisté au troisième Salon des Maires des Hautes-Pyrénées. L’occasion de rappeler son attachement aux élus locaux, « le poumon de la République ».

La 3e édition du Salon des Maires des Hautes-Pyrénées a été « parrainée » par Gérard Larcher. Toujours affable, le président du Sénat n’est jamais avare de bons mots. « Si je suis là, c’est à cause de Viviane Artigalas et Maryse Carrère, vos deux sénatrices, dont on ne peut pas dire qu’elles sont mes plus fervents soutiens, mais elles font un travail formidable, ici et à Paris, elles ont « l’esprit » du Sénat. »

Les deux sénatrices ont souligné « l’honneur que leur avait fait Gérard Larcher, le Sénat, c’est la chambre des territoires, avoir le président avec nous, c’est montrer tout l’intérêt qu’il leur porte. » Et justement, à l’heure ou la décentralisation semble patiner, où en est-on ? « Plus sérieusement, je fais souvent des déplacements, j’étais il y a peu en Charentes, bientôt dans les Deux-Sèvres. C’est important d’être à l’écoutes des élus. Les maires, les conseillers municipaux ou départementaux, c’est le soubassement de la République. Sans les élus locaux, il n’y a pas de République, et le Sénat, c’est la voix des territoires, de leurs élus qui élisent leurs sénateurs. »

« Au plus près des territoires »

Des élus que l’on dit souvent démotivés. « Oui, je l’entends, on les dit lassés ou découragés, mais quand je vois le monde accueilli par ce salon… Certes, certains veulent arrêter, mais ils font le job jusqu’au bout, et ils ont le souci de transmettre. Ils disent qu’ils n’ont plus le pouvoir d’agir, notamment en matière d’urbanisme. Je prends l’exemple de la loi ZAN, qui a une vision globale de l’aménagement du territoire, nous, au Sénat, nous l’avons amendée pour qu’elle ne soit pas aussi rigide, qu’elle puisse s’adapter aux territoires. Nous voulons une république des territoires, on a besoin d’un état territorial, et que les maires aient davantage de pouvoir. Et dans le même temps, il faut les protéger, physiquement, mais aussi juridiquement, il faut aller vers un statut de l’élu. » En clair, donner un nouveau souffle à la décentralisation. « Et le Sénat a tout son rôle à jouer, en adaptant les lois. Une loi ne peut pas être adaptée à tous les territoires. Par exemple, la question de l’eau n’est pas la même ici qu’en Bretagne ou en Provence. »

« Les maires sont essentiels »

Des évidences, peut-être, mais qu’il est toujours bon de rappeler. De même que l’accumulation, jusqu’à l’excès, des normes, un sujet cher à Michel Pélieu, qui n’a pas manqué de le rappeler… Reste la question des prochaines municipales, dont les règles vont changer dans les petites communes, soumises à des scrutins de liste, avec parité intégrale, sonnant la fin du traditionnel jeu du panachage. « La parité, c’est un bien pour la République, sans cela, je ne serais peut-être pas entouré de mes deux sénatrices. Il faut encourager la diversité, enrichir les conseils municipaux, apporter des visions nouvelles. Je le répète, les élus locaux, c’est la base de notre République, plus cette base est riche, mieux c’est… » Reste que les discours entendus ici, n’arrivent pas toujours jusqu’à Paris…

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